A Moscou, Pascal Couchepin va tester un marché à hauts risques
Le conseiller fédéral Pascal Couchepin est arrivé jeudi après-midi à Moscou, accompagné d'industriels suisses. Cela faisait sept ans que la Russie n'avait pas reçu de visite d'un ministre suisse de l'Economie. But de ce voyage de quatre jours: évaluer les promesses et les risques du marché russe.
Pascal Couchepin aura passé quatre ans à la tête du Département fédéral de l’économie avant de venir en Russie. La Suisse est au 8e rang des investisseurs en Russie. Mais le plus grand pays du monde n’attire qu’un pour cent de l’investissement mondial.
Il est en effet difficile d’y faire des affaires. Non pas à cause de la mafia, les hommes d’affaires étrangers disent y échapper puisqu’ils s’efforcent de travailler en règle avec l’Etat. En revanche, c’est la corruption ou ce que certains appellent la «mafia administrative» qui pèse sur les investisseurs.
Pascal Couchepin débarque avec une délégation d’une trentaine de personnes. Les grandes sociétés suisses – Novartis, Sulzer, Credit Suisse etc) participent au voyage.
Le chef du Département fédéral de l’économie va faire le point sur les réformes entreprises avec le ministre du Développement économique German Gref. Mis à part une simplification de l’impôt sur le revenu, ces réformes tardent à être mises en place.
La délégation suisse espère aussi rencontrer le Premier ministre Mikhaïl Kassianov, à défaut du président Vladimir Poutine. On se penchera aussi sur l’aide technique que la Suisse apporte à la Russie, notamment dans «le domaine de l’eau et des hôpitaux».
Pascal Couchepin devrait signer un accord pour que la Suisse aide à actualiser le cadastre de Moscou. La délégation suisse se rendra ensuite vers l’Oural, à Perm.
Elle y visitera des installations d’épuration d’eau que la Suisse va aider à moderniser. Elle rencontrera les autorités locales avec lesquelles il est important d’entretenir des bons contacts sans quoi les projets peuvent avorter, comme c’est arrivé à Samara pour un autre projet destiné à l’eau potable.
Henri Roth, Moscou
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