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Des munitions à l’uranium ont été testées en Suisse

Oswald Sigg, porte-parole du DPPS, a confirmé l'ouverture d'une enquête. Keystone Archive

Même s'il n´a pas formellement ouvert une enquête, le Département fédéral de la défense a décidé de vérifier si les tests réalisés par Oerlikon-Buehrle Contraves, à Unteriberg dans le canton de Schwyz durant les années 70, l'ont été dans les règles.

Même s’il n’a pas formellement ouvert une enquête, le Département fédéral de la défense a décidé de vérifier si les tests réalisés par Oerlikon-Buehrle Contraves, à Unteriberg dans le canton de Schwyz durant les années 70, ont été effectués dans les règles.

«Nous allons vérifier dans quelles circonstances les tirs ont été effectués, comment les procédures d’autorisations ont été suivies et comment les diverses sortes de déchets ont été éliminées», a déclaré Oswald Sigg, porte-parole du DDPS, confirmant l’information parue dimanche dans le SonntagsBlick.

En l’état actuel des choses, aucun indice ne permet de déduire que des erreurs auraient été commises lors de ces essais. Le ministère entend simplement s’assurer que les procédures ont bien été respectées. Par ailleurs, Oswald Sigg a rappelé que la Suisse avait renoncé à l’achat de telles munitions.

Mais un comité sur la «radioactivité» a été mis en place avec la participation de plusieurs représentants d’offices fédéraux liés aux questions touchant la radioactivité. Il doit se réunir lundi, comme le comité médical de l’OTAN rassemble à Bruxelles les chefs des services de santé militaires des 19 pays membres dans le but d’évaluer les risques éventuels de l’utilisation de munitions à l’uranium appauvri.

Celles-ci ont une puissance de pénétration supérieure à celle des munitions conventionnelles et peuvent donc être tirées de plus loin, souvent hors de portée de l’adversaire, selon les spécialistes.

De son côté, la commission de la sécurité politique du Conseil National va elle aussi aborder le sujet lors d’une réunion de deux jours qui débute lundi et au terme de laquelle elle informera la presse. Le président de la commission, le socialiste soleurois Boris Banga, a confirmé qu’il a demandé des explications par écrit au conseiller fédéral Samuel Schmid.

Le nouveau ministre de la défense a, pour sa part, répété dans la presse dominicale qu’il prenait les inquiétudes de la population très au sérieux. «Il ne sert toutefois à rien de tomber dans l’hystérie collective», a tempéré M. Schmid dans la «SonntagsZeitung».

La polémique qui sévit actuellement ne devrait pas, toujours selon le ministre, compromettre les chances de la révision de la loi sur l’armée, qui autorise à certaines conditions l’envoi de soldats suisses armés à l’étranger.

Samuel Schmid rejette également les critiques selon lesquelles l’administration aurait tardé à publier des informations sur un béret jaune décédé des suites d’une leucémie. Le chef du DDPS précise que, parmi les 150 membres de la Swisscoy, aucun ne s’est annoncé volontairement pour une analyse de sang. «Nos volontaires sur le terrain considèrent tout cela comme exagéré», a-t-il observé.

swissinfo avec les agences

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