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La protection de la population nouvelle formule est arrivée

L’armée et la protection civile disposeront d’un recrutement commun. Keystone

Le gouvernement a remis au Parlement son projet de réforme de la protection civile. Son leitmotiv: «miser sur la qualité plutôt que sur la quantité».

Le spectre d’une guerre n’est plus guère à redouter. Actuellement, la population doit plutôt être protégée contre d’autres événements, comme les catastrophes naturelles ou industrielles et les attaques terroristes.

Effectifs réduits

Le changement de la menace implique un changement des moyens mis à disposition. Un contingent de 280 000 membres de la protection civile ne se justifie plus. Il passera donc à 120 000, dont 15 000 réservistes.

Les pompiers subiront également une cure d’amaigrissement. Leur nombre passera de 160 000 à 110 000.

La réduction concerne aussi les infrastructures. Les abris anti-atomiques ne seront par exemple plus nécessaires lors de la construction de bâtiments commerciaux.

Les cantons aux avant-postes

La protection de la population reposera sur cinq piliers: les pompiers, les services sanitaires, la police, les services techniques et la protection civile. Les cantons, dont ces services dépendent, seront donc au cœur de la nouvelle protection civile, a affirmé vendredi à Berne le ministre suisse de la défense Samuel Schmid.

Le projet prévoit une collaboration accrue entre ces cinq secteurs. Un commandement centralisé pourra être mis sur pied pour les engagements d’une certaine durée. Quant à l’armée, elle ne jouera plus qu’un rôle subsidiaire.

A la place du service militaire

Cette réforme aura en outre des répercussions concrètes sur les citoyens. Vu la baisse prévue des effectifs, les soldats ayant terminé leurs obligations militaires n’auront plus besoin de servir encore dans la protection civile. L’obligation de servir dans la PC sera fixée à 40 ans, contre 50 ans aujourd’hui.

L’armée et la protection civile disposeront d’un recrutement commun. Et certains citoyens pourront servir dans la protection civile plutôt que dans l’armée.

Les jeunes recrues n’auront cependant pas le choix entre les deux possibilités. Ce choix sera fait par les autorités. De plus, les besoins en homme de l’armée auront priorité sur les besoins de la PC.

Grosses économies

La protection civile et la protection de la population nouvelle mouture devrait devenir réalité en 2003, pour autant que le Parlement accepte le projet. Mais il ne devrait pas y avoir de difficulté, comme l’a montré la procédure de consultation.

Les dépenses annuelles devraient atteindre 200 millions de francs pour les cantons et 76 millions pour la Confédération. Cela représente une diminution de 30% par rapport aux dépenses actuellement consenties pour la protection de la population.

Olivier Pauchard, Palais fédéral

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