Syndrome des Balkans: tous les soldats suisses engagés seront examinés
L´ensemble des 900 soldats suisses ayant servi dans les Balkans seront soumis à un examen médical dans le cadre de la polémique sur les armes à l´uranium appauvri. Les munitions ramenées comme «souvenirs» seront aussi contrôlées.
Les militaires suisses engagés ces dernières années dans les Balkans seront contactés cette semaine, a indiqué dimanche le porte-parole de l’Etat-major Felix Endrich, confirmant une information du «SonntagsBlick».
Jusqu’ici, l’Etat-major avait indiqué que les examens concerneraient seulement les 153 soldats stationnés depuis 1999 au Kosovo. Ils seront en fait étendus à tous les militaires ayant servi dans les Balkans, ainsi qu’aux munitions de guerre ramenées à la maison comme souvenirs de mission, a précisé le porte-parole.
Vendredi, le médecin-chef de l’armée Peter Eichenberger avait qualifié de «négligeable» le risque d’une contamination des militaires et du personnel des organisations humanitaires. Dans leur zone d’intervention, les munitions incriminées n’avaient pas été employées, selon des informations transmises par l’OTAN.
L’armée suisse n’a pour le moment connaissance d’aucun cas de maladie en relation avec ces armes. Une nouvelle enquête sera malgré tout menée à la suite de la mort due à une leucémie, il y a deux ans, d’un officier des Bérets jaunes ayant servi en Bosnie. Pour Peter Eichenberger, un lien avec les armes à l’uranium appauvri est malgré tout improbable.
swissinfo avec les agences
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