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Uranium: la Suisse satisfaite des réponses de l’OTAN

Des soldats portuguais et italiens de la KFOR, mesurent les radiations au Kosovo. Keystone

La volonté de transparence affichée désormais par l´OTAN dans l´affaire dite du syndrome des Balkans donne satisfaction à la Confédération. Lors d´une séance tenue vendredi à Bruxelles, la Suisse a obtenu les réponses qu´elle sollicitait.

Il y a huit jours, faisant valoir sa participation aux troupes internationales engagées dans les Balkans, la Suisse avait fait parvenir à Bruxelles, au siège de l’Alliance atlantique, une demande d’information complémentaire. La réponse aura été rapide.

Kurt Kunz, chef adjoint de la Mission helvétique auprès de l’OTAN, indique que la demande portait sur deux points. La Suisse voulait savoir si l’Alliance disposait d’informations inédites sur les éventuels dangers des munitions contenant de l’uranium appauvri. Elle demandait également les cartes des bombardements alliés effectués avec ce type de munitions.

Au chapitre des informations, la Mission suisse estime que l’OTAN a fait un grand effort pour compiler toutes les données à disposition et les rendre disponibles, notamment auprès de pays tiers comme la Suisse. La création par l’Alliance d’un groupe de travail «permet aux pays d’échanger efficacement des données».

Pour ce qui est des cartes, l’OTAN a d’ores et déjà transmis à la Suisse celle des opérations menées il y a deux ans au Kosovo. Une carte faite à la demande l’ONU. Quant à la carte des bombardements effectués en Bosnie, en 1994 et 1995, elle sera également fournie à la Suisse dès qu’elle sera établie.

Pour l’ambassadeur Anton Thalmann, chef de la Mission suisse, l’affaire de l’uranium appauvri est «un soufflé qui devrait bientôt retomber». A ses yeux «rien ne permet de corroborer la fixation sur ces munitions». Des questions cependant restent ouvertes. Comme celles d’autres causes possibles des troubles observés chez certains vétérans de l’ex-Yougoslavie.

Thierry Zweifel, Bruxelles

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