La détresse d’un enfant syrien émeut jusqu’à la Suisse officielle

Didier Burkhalter, chef de la diplomatie suisse. Reuters

Les images du petit Omrane (5 ans), hagard, couvert de poussière et de sang, assis seul dans une ambulance après avoir été sauvé des décombres de sa maison à Alep ont ému le monde entier. En Suisse, le ministre des Affaires étrangères a trouvé les mots pour traduire cette émotion généralisée.

Ce contenu a été publié le 19 août 2016 - 11:28
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«J’ai envie de le prendre par la main et de lui donner de l’espoir», écrit Didier Burkhalter dans le tabloïde alémanique Blick de vendredi. «Aucun enfant d’Alep n’est en sécurité», note Peter Maurer, président du Comité international de la Croix-Rouge (CICR). «Nous ne pouvons pas accepter ça».

L'image qui a ému le monde. AFP

Comme celle du petit Aylan, mort en septembre 2015 sur une plage turque alors que sa famille tentait de gagner l’Europe, l’image d’Omrane a soudain pris valeur de symbole des souffrances des enfants syriens. Le jeune garçon a été soigné, puis il a pu sortir de l’hôpital et retrouver sa famille, mais cette bonne nouvelle n’a pas suffi à apaiser les sentiments de révolte et d’inquiétude que cette courte vidéo aura fait naître.

«Pour ce petit garçon, l’enfance s’est envolée. Non pas dans les battements d’aile naturels de la vie, mais dans la poussière aveuglante des bombes», écrit encore Didier Burkhalter. Il rappelle qu’il a déjà vu, en Jordanie, des enfants victimes de la même guerre, et qu’eux aussi, avaient perdu leur sourire. A ces enfants, le ministre a envie de dire «qu’un monde de paix est possible, que nous nous engageons pour ce monde-là et que nous avons besoin d’eux pour le construire».

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Peter Maurer de son côté appelle la communauté internationale à «tout faire pour arrêter les tueries et les violences qui ne connaissent pas de limites». Le président du CICR exhorte «toutes les parties au conflit à cesser d’ignorer le droit humanitaire. Elle doivent épargner et protéger tout particulièrement des enfants comme Omrane, et garantir le droit d’accès des organisations humanitaires à tous ceux qui en ont besoin».

Plus de 250’000 personnes, dont de nombreux enfants, sont déjà mortes en cinq ans de guerre civile en Syrie. Selon les estimations de l’UNICEF, 120'000 enfants sont coupés de toute aide humanitaire dans la seule région d’Alep.

 

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