Changements climatiques… tout reste à faire
La Suisse a présidé vendredi à Genève une réunion sur le financement des mesures d'adaptation aux changements climatiques, en vue de la conférence de Copenhague de décembre. Conclusion: plusieurs mécanismes différents de financement devront être combinés.
Lors de la dernière journée de la conférence mondiale sur le climat, ministres et experts ont répondu à l’invitation du ministre Leuenberger et de ses collègues danois Thomas Becker et polonais Maciej Nowicki.
«Le grand défi auquel nous sommes confrontés consiste à mettre suffisamment de moyens à disposition pour les mesures d’adaptation et de les répartir équitablement afin que les pays en développement les plus touchés puissent surmonter les changements climatiques», a déclaré le conseiller fédéral, à trois mois de la conférence de Copenhague, décisive pour sceller un accord.
Si Moritz Leuenberger, Chef du département fédéral de l’environnement, des transports, de l’énergie et de la communication, a plaidé en faveur de la proposition suisse quant à la taxation du CO2 émis, de nombreuses autres approches ont été proposées par plusieurs Etats. «Le principe du pollueur-payeur est bien accepté, mais il y a des réticences de manière générale quant à l’idée d’une taxe», a affirmé à l’issue de la réunion Thomas Kolly, chef de la division des Affaires internationales de l’Office fédéral de l’environnement.
Bruxelles a fait savoir que la Commission européenne dévoilera jeudi ses propositions chiffrées. L’Union européenne ne décidera cependant de sa position que lors d’un sommet des chefs d’Etat et de gouvernement les 29 et 30 octobre. Les ministres africains présents à Genève ont quant à eux décidé d’organiser une conférence du 15 au 19 mars 2010 à Nairobi pour renforcer leur coopération en matière climatique.
De son côté, le directeur exécutif du Programme des Nations Unies (PNUE) Achim Steiner a rappelé que le dioxyde de carbone (CO2) ne représente qu’un peu plus de la moitié des gaz à effet de serre. Il a affirmé qu’il faut s’occuper également des autres polluants que le CO2, des particules fines à l’ozone de basse altitude en passant par le méthane et les composants nitrogénés.
Jeudi, la conférence avait adopté à l’unanimité le principe de la création d’un cadre mondial pour les services climatiques.
La conférence de l’Organisation météorologique mondiale (OMM) a réuni depuis lundi plus de 2000 délégués de 150 pays, dont 80 ministres et 16 chefs d’Etat et de gouvernement.
swissinfo.ch et les agences
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