Des critères plus précis pour les exportations d’armes
Répondant à des critiques, Doris Leuthard compte préciser l'ordonnance sur les ventes à l'étranger de matériel de guerre. La ministre de l'Economie veut y inclure «explicitement» que les exportations sont autorisées dans le cadre de mandats de l'ONU.
«Cela correspond à notre pratique de longue date et au droit international», fait valoir Doris Leuthard dans une interview parue samedi dans le quotidien Tages-Anzeiger. Elle réagissait à une lettre ouverte signée par 70 juristes, à laquelle s’est joint samedi le Groupe pour une Suisse sans armée (GSsA).
Ceux-ci estiment que la pratique d’autorisation du gouvernement contredit l’ordonnance en vigueur, qui interdit les ventes vers des pays en guerre. Ils s’élèvent en particulier contre des exportations à destination des Etats-Unis et de l’Allemagne, car ces Etats sont impliqués militairement en Irak et en Afghanistan.
Doris Leuthard admet deux cas discutables au cours des dix dernières années. Il s’agit des Pilatus PC-9 armés par le Tchad et utilisés au Darfour, ainsi que des 40 obusiers blindés M109 livrés aux Emirats arabes unis puis remis au Maroc.
Le 29 novembre, le peuple suisse doit se prononcer sur une initiative populaire du GSsA. Celle-ci demande l’interdiction de toute exportation d’armes et de munitions depuis la Suisse.
swissinfo.ch et les agences
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