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Recherché par la justice, le chef des Serbes de Bosnie à Moscou

Keystone-SDA

Le chef politique des Serbes de Bosnie, Milorad Dodik a annoncé mardi sa présence à Moscou. Il s'agit de son troisième déplacement en Russie depuis qu'il est recherché par la justice de son pays pour "attaque contre l'ordre constitutionnel".

(Keystone-ATS) «Je suis là, à nouveau», a écrit le président de la Republika Srpska (RS, l’entité serbe de Bosnie), dans un message qui sonne comme un défi au mandat d’arrêt national émis à son encontre en raison de ses menées séparatistes.

Son arrivée à Moscou dans la nuit a été confirmée par la télévision publique serbe RTRS, qui précise qu’il doit participer en Russie à une Conférence internationale sur la sécurité, du 27 au 29 mai. Il devrait aussi y rencontrer le secrétaire du Conseil de sécurité russe Sergueï Choïgou, selon des médias bosniens.

Au pouvoir depuis 2006

En route pour Moscou, Milorad Dodik, 66 ans, a fait escale à Belgrade, où il a rencontré lundi le président serbe Aleksandar Vucic. Il a posté une photo de leur rencontre sur Instagram.

Depuis la fin de la guerre, en 1995, la Bosnie est divisée en deux entités autonomes, la Republika Srpska (49% du territoire) et la Fédération croato-musulmane, reliées par un faible gouvernement bosnien. M. Dodik dirige l’entité serbe depuis 2006.

Le dirigeant a été condamné le 26 février, en première instance, à un an de prison assortie d’une interdiction d’exercer les fonctions publiques pendant six ans pour non-respect des décisions du Haut représentant international, Christian Schmidt, chargé de veiller au respect de l’accord de paix de Dayton.

Pas de notice rouge

Il a depuis multiplié les actes sécessionnistes. Il a notamment fait voter par le Parlement de RS une loi interdisant à la police et à la justice centrales du pays d’exercer dans l’entité serbe. Un tribunal de Sarajevo a ordonné son placement en détention à la demande du parquet mais aucune force policière du pays n’a osé l’arrêter.

Saisie par la Bosnie, Interpol a refusé de diffuser une notice rouge à son encontre. Selon les médias locaux, cette décision a été prise à la demande notamment de la Serbie et de la Hongrie, qui ont dénoncé des poursuites «politiques».

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