Accès à l’information: la Suisse se veut solidaire des plus démunis
Kuala Lumpur, en Malaisie, héberge cette semaine une «Conférence du savoir mondial». On y parle des enjeux des nouvelles technologies de l’information pour les pays pauvres. La Suisse entend y faire valoir les préoccupations des plus démunis.
Kuala Lumpur, en Malaisie, héberge cette semaine une «Conférence du savoir mondial». On y parle des enjeux des nouvelles technologies de l’information pour les pays pauvres. La Suisse entend y faire valoir les préoccupations des plus démunis.
L’étiquette ne révèle pas d’emblée le contenu. Il ne s’agit ni d’un congrès d’encyclopédistes, ni d’un colloque d’enseignants surdoués, et encore moins d’un rendez-vous de ces champions qui ont réponse à tout. Cette seconde «Conférence du savoir mondial», tout comme sa première édition organisée en 1997 à Toronto, au Canada, s’inscrit dans la géographie des initiatives prises ici et là pour que cette «mondialisation» dont tout le monde parle prenne en compte les intérêts de ceux qui en sont exclus, pour ne pas dire victimes».
Ceux qui y participent – entendez des organisations publiques, privées ou associatives de coopération au développement – y pratiquent un vocabulaire très à la mode: les nouvelles technologies, la bonne gouvernance, les meilleures pratiques, ou encore l’intraduisible «empowerment», synonyme de mise en valeur de toutes les potentialités d’une société donnée. Les méthodes de travail relèvent elles aussi de schémas désormais classiques de la concertation internationale: analyses d’expériences, plans d’action, etc.
La Suisse, qui se veut très active dans l’aide multilatérale, est représentée à cette Conférence de Kuala Lumpur par l’ambassadeur Walter Fust, Directeur du développement et de la coopération. Quand bien même la DDC ne soutient pas directement de projets spécifiques en matière de technologies de la communication, elle prend cette thématique très au sérieux et, dans ce domaine comme dans d’autres, elle applique le principe selon lequel il faut «saisir les chances et éviter les risques». Il importe donc d’être présent dans ce genre d’événements pour ensuite être en mesure d’engager des solidarités concrètes.
De ce point de vue, la Suisse a-t-elle les moyens de faire plus sans puiser dans les ressources déjà limitées qu’elle investit dans des services de base aux populations dans le besoin et sans accroître encore la dette extérieure des pays pauvres? En d’autres mots, compte tenu d’un budget de coopération qui n’a rien de miraculeux et puisque de toute façon elle ne peut pas tout faire, vaut-il la peine pour la DDC d’ouvrir de nouveaux champs d’activités? C’est aussi à ce genre de questions que Walter Fust cherche réponse du côté de Kuala Lumpur.
Bernard Weissbrodt
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