Egalité: les femmes poursuivent la lutte
8 mars 2000, journée internationale des femmes: l’occasion de faire le bilan des acquis de ces dernières décennies en Suisse. Et force est de constater que les femmes ont gagné de nombreuses batailles, même si égalité ne rime pas encore avec réalité.
8 mars 2000, journée internationale des femmes: l’occasion de faire le bilan des acquis de ces dernières décennies en Suisse. Et force est de constater que les femmes ont gagné de nombreuses batailles, même si égalité ne rime pas encore avec réalité.
Ce mercredi en Suisse, les femmes n’attendent pas des hommes un bouquet de fleurs. Elles réclament bien plus. Elles réclament l’égalité entre les sexes.
Et à cette occasion, les femmes devraient descendre dans la rue pour rappeler que la lutte est loin d’être finie. De nombreuses manifestations sont donc prévues et notamment dans le cadre de la marche mondiale des femmes.
Car il faut le reconnaître, le bilan de cette dernière décennie de lutte est mitigé. Certes, les femmes accèdent de plus en plus souvent à une véritable formation professionnelle et leur taux d’activité ne cesse de s’accroître. N’empêche, les écarts de salaires avec les hommes ne sont pas en passe de diminuer. Et puis, ce sont principalement les femmes qui occupent les postes à temps partiel, synonymes, souvent, d’une situation précaire.
A l’issue d’une étude, publiée à l’occasion de cette journée internationale, l’Office fédéral de la statistique estime qu’il faudra encore certainement attendre plusieurs décennies avant que l’intégration des femmes dans le monde du travail soit égal à celui des hommes.
De son côté, la Communauté de travail femmes 2001, qui regroupe toutes les associations féminines de Suisse, propose de ne plus se battre simplement pour les droits à l’égalité, mais davantage pour la mise en place de structures qui vont favoriser la libération des femmes. Et de définir comme principe fondamental de l’égalité, la création de structures de garde d’enfants. En prenant exemple sur le Tessin qui permet aux enfants de fréquenter des écoles maternelles dès l’âge de 3 ans.
Reste encore à savoir si, dans cette vision idyllique, les employeurs offriront une place de travail aux femmes de neuf heures du matin à trois heures et demi de l’après-midi, juste pour que les mères puissent mener leur enfant à l’école et aller les rechercher.
Catherine Miskiewicz
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