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Les acteurs et les adversaires de la mondialisation ont rendez-vous à Davos

Ouverture ce jeudi de la réunion annuelle du Forum économique mondial, qui réunit le gotha planétaire, dont Bill Clinton. Un concentré de pouvoir qui dérange les adversaires de la mondialisation, bien décidés à faire entendre leur voix.

Ouverture, ce jeudi, de la réunion annuelle du Forum économique mondial, qui réunit le gotha planétaire. Avec Bill Clinton, en vedette américaine. Un concentré de pouvoir qui dérange les adversaires de la mondialisation, bien décidés à faire entendre leur voix.

Chaque année, c’est pareil. Quand vient la fin janvier, ils prennent la direction de Davos. Entre le Centre des congrès et les hôtels de la station, ils passent six jours à se voir, à se montrer, à se croiser. A s’inquiéter des affaires du monde, à découvrir les dernières tendances: politique, économie, science, technologies.

«Ils», ce sont les participants – 3000 cette année – du Forum économique mondial qui, une fois encore, réunit une bonne partie des individus les plus puissants de la planète.

Il y a les «businessmen»: quelque 1200 responsables d’entreprises. Parmi eux, les représentants de la «nouvelle industrie», l’Internet, le high-tech et la communication: Bill Gates, le fondateur de Microsoft, ou encore Steve Case, qui avec la fusion de AOL et de Time Warner s’apprête à marier «vieux» et nouveaux médias.

Mais Davos, ce n’est pas que des managers. A une longue liste de ministres s’ajoutent trente chefs d’Etat et de gouvernement, dont Tony Blair, le premier ministre britannique, le président Wahid d’Indonésie, ou encore Thabo Mbeki, le président sud-africain. Mais on attend surtout Bill Clinton, pour une visite éclair, samedi prochain. C’est la première apparition à Davos d’un président américain. Une sorte de consécration pour le Forum, à l’occasion de sa trentième édition.

Une consécration, mais aussi un symbole, celui de l’Amérique triomphante, porte-drapeau du libéralisme économique à travers le monde. C’est du moins ainsi que risquent de le comprendre ceux qui voient en Davos la capitale d’une mondialisation qui fait mal. Mal aux chômeurs, laissés-pour-compte des restructurations et des fusions, mal aux économies marginalisées du tiers-monde, mal aux ressources naturelles surexploitées.

Car le Forum a ses opposants. Des adversaires qui ont remporté une première manche à Seattle en contribuant, par la pression de la rue, à faire capoter la Conférence ministérielle de l’OMC, l’Organisation mondiale du commerce. Et ils ont bien l’intention, cette fois encore, de faire entendre leur voix.

Certains demandent aux organisateurs du Forum de modifier les règles du jeu de la manifestation. Ils veulent plus de tranparence et des débats plus critiques sur l’évolution de l’économie et de la société.

Mais d’autres ont une position plus radicale: ils sont contre l’existence même du Forum. Ce sont eux qui appellent samedi à manifester à Davos. Une manifestation interdite par les autorités locales. Et qui n’est sans doute pas totalement étrangère à la décision de Berne d’engager 70 militaires pour épauler les forces de police de la région.

Pierre Gobet

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