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Les politiciens disent écouter leur conscience

Le Parlement fédéral, temple de la conscience politique. Keystone Archive

Les politiciennes et politiciens suisses prennent leurs décisions avant tout sur la base de leur conscience. C'est ce que montre l'étude «Bilan éthique 2006».

Ils souhaiteraient une meilleure formation continue dans le domaine de l’éthique.

C’est ce que montre une étude réalisée par l’Institut Lassalle et présentée lors d’un congrès vendredi à Zurich. Le but de l’enquête était d’étudier la perception et la place de l’éthique dans la politique. Plus de 800 hommes et femmes politiques fédéraux, cantonaux et communaux de toute la Suisse y ont répondu.

Pour le bien commun

Quasiment toutes les personnalités politiques interrogées (98%) disent prendre leurs décisions sur la base de leur propre conscience: 97% s’orientent sur le bien commun, 72% sur une vision du monde, 57% sur l’intérêt des électeurs, 43% sur les décisions de leur parti et 32% sur leurs collègues de parti.

Les intérêts personnels (19%) et la résonance médiatique (10%) arrivent en fin de liste. Pour six sondés sur dix, agir de façon éthique signifie suivre sa conscience. Pour la moitié d’entre eux, c’est respecter l’environnement, le cosmos et des principes humanistes.

Un tiers estime que l’éthique correspond au respect des normes et des lois. Les valeurs religieuses n’ont été mises en relation avec l’éthique que par 10% des sondés.

La gauche plus humaniste

Les valeurs humanistes jouent un rôle plus important pour les politiciens de gauche. Ceux de droite accordent leur attention surtout aux règles et aux valeurs de la culture helvétique.

Pour renforcer l’éthique dans la politique suisse, les sondés proposent d’abord qu’on dispense une formation dans ce domaine aux hommes et femmes d’Etat, ainsi que dans les écoles. L’établissement de codes d’éthique et de lois arrivent en deuxième et troisième position des mesures envisagées.

Le ministre Samuel Schmid

Invité d’honneur du Congrès, le conseiller fédéral Samuel Schmid a estimé que l’éthique est un thème plus actuel que jamais.

Lors de son intervention, il a rappelé le préambule de la Constitution fédérale «Au nom de Dieu Tout-Puissant», formule qui engage tous les citoyens en élevant l’échelle des valeur et en fixant des garde-fous très clairs.

swissinfo et les agences

L’Institut Lassalle de Zurich a interrogé plus de 800 hommes et femmes politiques fédéraux, cantonaux et communaux.
98% d’entre eux ont répondu orienter leurs décisions sur leur propre conscience.
97% sur le bien commun.
72% sur une vision du monde.
57% sur l’intérêt des électeurs.
43% sur les décisions de leur parti.
32% sur leurs collègues de parti.
19% sur leurs intérêts personnels.
10%sur la résonance médiatique.

– Depuis 1993, l’Institut Lassalle sert de «Centre pour la spiritualité et la conscience sociale» à Bad Schönbrunn (Zoug).

– Il est actif en tant qu’organisation non gouvernementale au sein des Nations Unies.

– Il a un statut de conseiller au sein du Conseil économique et social de l’ONU(Ecosoc).

– Il est aussi membre du Département de l’Information (DPI-ONG).

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