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Le Club de Rome quitte Hambourg pour Zurich

C'est dans cette maison que s'installera le Club de Rome.

Connu pour son fameux rapport sur les limites de la croissance au début des années septante, le Club de Rome déménage de Hambourg à Zurich.

Le parlement de la métropole économique suisse a décidé mercredi d'octroyer une subvention de 364'000 francs sur cinq ans pour le siège de ce centre de réflexion scientifique et économique.

Cette décision n'est pas une surprise. En effet, le parlement de Zurich et le Club de Rome s'étaient déjà entendus avant les débats. Le comité exécutif du Club avait d'ailleurs déjà approuvé son déplacement à Zurich, samedi à Madrid.

Le maire de Zurich Elmar Ledergerber a tout entrepris en coulisses pour faire venir ce club prestigieux sur les bords de la Limmat.

En fait, l'exécutif municipal aurait pu décider seul de l'octroi de la subvention. Il a toutefois préféré soumettre le dossier au législatif.

Aussi des voix critiques

Malgré le score clair en faveur de l'octroi de la subvention (68 voix contre 25 et 17 abstentions), il n'a cependant pas manqué de voix critiques lors du vote au Parlement.

L'Union démocratique du centre (UDC / droite nationaliste) s'est opposée, en vain, à l'octroi de la subvention, en arguant que les membres de ce club prestigieux avaient largement de quoi le financer.

Pour les partisans, en revanche, le rayonnement de cette organisation de renommée mondiale rejaillira sur la ville.

Un Think tank

Le Club de Rome a été fondé en 1968. Il s'agit d'une sorte de Think tank (groupe de réflexion) dont le but est des sensibiliser les dirigeants aux grands problèmes du monde.

Cette association n'a pas de buts politiques. Elle regroupe des personnalités de 53 pays (scientifiques, économistes, industriels, fonctionnaires, etc.).

swissinfo et les agences

Accès à la célébrité

Le Club de Rome s'est fait connaître en 1972 avec la publication du rapport Meadows commandé au MIT (Massachusetts Institute of Technology) sur les limites de la croissance. Un rapport très discuté à l'époque, qui fait du Club de Rome un précurseur des enjeux environnementaux.

Les auteurs du rapport, réactualisé plusieurs fois, estimaient que la planète n'est pas assez vaste et ses ressources insuffisantes pour pouvoir assumer les conséquences des activités humaines. D'où, à travers plusieurs scénarios, l'annonce d'un effondrement de l'écosystème mondial et la fin de la croissance.

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