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Trump au gala de la presse, trois mois après le chaos d’avril

Keystone-SDA

Le président américain Donald Trump a multiplié les attaques frontales vendredi soir pour son retour au grand gala de la presse de Washington, réorganisé sous sécurité renforcée trois mois après une tentative d'assassinat ayant provoqué son évacuation dans le chaos.

(Keystone-ATS) Dans son style habituel, le président américain a tenu le discours qu’il n’avait pas pu prononcer lors de la fête du 25 avril, interrompue lorsqu’une fusillade avait éclaté entre des agents fédéraux et un homme armé qui tentait de s’introduire dans la salle.

Cole Allen, un Californien de 31 ans, est inculpé de quatre chefs d’accusation, dont tentative d’assassinat du président des Etats-Unis et agression d’un agent fédéral au moyen d’une arme mortelle. Il a plaidé non coupable.

«Cet endroit est vraiment le plus grand groupe de personnes atteintes du syndrome de délire anti-Trump jamais rassemblé», a lancé Donald Trump, qui avait pourtant commencé sa prise de parole sur un ton conciliant.

S’en prenant à des journalistes puis à ses rivaux démocrates, il a de nouveau évoqué un troisième mandat pourtant interdit par la constitution américaine, avant d’assurer qu’il ne faisait que «plaisanter».

Casquette «Trump 2028»

Cela ne l’a pas empêché de coiffer une casquette «Trump 2028», ni même de partager son «intention de concourir pour un quatrième mandat de président des Etats-Unis», tout aussi anticonstitutionnel.

Il a conclu son discours d’une heure en disant son «immense respect» pour les journalistes présents. Avant d’ajouter: «Quand je serai parti, vous serez tous fauchés».

Donald Trump avait annoncé au début juin avoir accepté une nouvelle invitation au dîner, qui rassemble traditionnellement chaque année le gratin de la politique et des médias de la capitale américaine en smoking et robe longue. Il l’avait accueillie comme «une très bonne nouvelle car nous ne pouvons pas laisser des cinglés changer notre mode de vie».

Weijia Jiang, présidente de l’association des correspondants de la Maison Blanche (WHCA) qui organise le dîner, avait souligné de son côté que la reprogrammation avait été décidée pour ne pas laisser «un acte de violence avoir le dernier mot».

Les rues alentour étaient bloquées à quelques heures de son discours, mais la sécurité à l’intérieur du bâtiment n’était pas particulièrement stricte, a constaté un journaliste de l’AFP sur place.

Le lieu des agapes avait changé, passant du Washington Hilton au Waldorf Astoria, un ancien hôtel de la galaxie Trump. Le dîner s’est aussi voulu beaucoup plus petit et «plus intime», selon les organisateurs.

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