Un ex-Salutiste condamné pour viol et contrainte sexuelle à Genève
(Keystone-ATS) Genève – L’ex-capitaine de l’Armée du Salut accusé de viol et de contrainte sexuelle par trois femmes en situation précaire a été reconnu coupable dans deux des cas par la Cour correctionnelle de Genève. Ce Péruvien de 56 ans écope de deux ans de prison avec sursis.
Cet homme, qui a été licencié par la corporation depuis, a tout nié en bloc au cours de son interrogatoire devant la Cour. Il s’est au contraire posé en victime en affirmant avoir été trahi. L’ancien capitaine explique être la cible d’une machination fomentée par un compatriote qui lui en veut à mort depuis plusieurs années.
La thèse du complot a été soutenue par la députée PDC Anne-Marie von Arx-Vernon, directrice-adjointe du centre d’accueil au «Coeur des Grottes», appelée à témoigner. L’Armée du Salut, qui gérait auparavant ce centre, voulait se débarasser du capitaine car il s’occupait des sans-papier. Ce comportement n’était plus du goût de la corporation devenue plus proche des convictions de l’UDC, selon Mme von Arx-Vernon.
Poussée par le substitut du procureur à étayer ces propos, elle a reconnu que sa théorie repose seulement sur un faisceau d’hypothèses.
Jeudi, les trois plaignantes, des Sud-américaines dont deux clandestines, ont raconté leurs souffrances à la Cour. L’une est revenue sur son viol en 2001 par cet homme qu’elle voyait comme le Pasteur de la communauté. Elle a aussi parlé de la grossesse et de l’avortement qui ont suivi.
Les plaignantes ont attendu plusieurs années avant d’avertir la police. «Je ne savais pas que j’avais des droits en tant que clandestine et j’avais peur», explique l’une d’elle.