La bataille contre la grippe est lancée
L'Office fédéral de la santé publique lance une campagne en faveur de la vaccination contre la grippe. L'épidémie touche chaque année 10% des Suisses.
La campagne de l’OFSP vise à sensibiliser les personnes à risques et à débanaliser la grippe. Des brochures et des informations sont disponibles auprès des pharmaciens et des médecins.
Des chiffres alarmants
Les statistiques montrent que la grippe est une épidémie à prendre au sérieux. Chaque année, elle provoque en Suisse entre 400 et 1000 décès et de 1000 à 5000 hospitalisations.
Les médecins sont d’ailleurs débordés durant l’hiver. Selon les années, on enregistre entre 100 000 et 300 000 consultations pour cause de grippe.
Tout le monde n’est pas égal devant l’épidémie. Les personnes âgées et les celles atteintes de maladies chroniques y sont particulièrement sensibles.
Mais, pour Catherine Ammon, chef du projet «prévention de la grippe» de l’OFSP, la vaccination ne doit pas se limiter aux groupes à risques. «Notre leitmotiv est de dire: vaccinez-vous pour rester en bonne santé», déclare-t-elle.
Enjeu économique
Les épidémies de grippe ont un coût élevé. Environ 100 millions de francs sont dépensés chaque année, uniquement en médicaments.
Par ailleurs, une personne atteinte par la grippe s’absente de son travail en moyenne pendant six jours. Avec, bien sûr, à la clef, une baisse de la productivité.
C’est la raison pour laquelle certaines entreprises payent une vaccination pour les collaborateurs qui le souhaitent. Particulièrement exposé, le personnel soignant est par exemple vivement encouragé à se faire vacciner.
Les caisses-maladie font également un geste et remboursent les vaccinations. Mais seulement pour les groupes à risques.
Moins de décès
Le virus de la grippe se modifiant chaque année, la vaccination doit être pratiquée chaque automne, entre la mi-octobre et la mi-novembre. La vaccination n’évite cependant pas toujours l’infection.
La vaccination reste cependant utile, même en cas de maladie. En effet, le virus a moins de prise sur les personnes vaccinées. Elles sont donc mois susceptibles de mourir ou de se faire hospitaliser. Autre avantage, les malades vaccinés propagent moins facilement l’épidémie.
Suspicion sur les sprays
Les vaccins sont administrés par piqûre ou par spray nasal. Cette dernière méthode ne sera toutefois pas utilisée cet automne.
Des cas de paralysie faciale en en effet été relevés en Suisse alémanique après administration du spray. Aucune relation de cause à effet n’a pour l’heure été prouvée, mais des études sont encore en cours.
Olivier Pauchard
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