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Munitions radioactives: la Suisse attend d’y voir clair

Tout le monde attend des informations sur l’utilisation par l'OTAN de munitions à l’uranium appauvri dans les Balkans. Keystone

L´OTAN a écarté mardi l´idée d´un moratoire sur l´utilisation de munitions contenant de l´uranium appauvri. La Suisse, comme les autres pays concernés, espère une réponse «le plus tôt possible» à ses questions sur le syndrome des Balkans.

«On est comme les journalistes», commente Felix Endrich, adjoint au chef de l’information de l’Etat-major général. Autrement dit, la Suisse attend des informations de la part de l’OTAN sur l’utilisation de munitions à l’uranium appauvri dans les Balkans.

Lundi, la Mission suisse auprès de l’OTAN avait officiellement transmis une demande d’information à l’Alliance atlantique. La Confédération n’est pas allée jusqu’à demander un moratoire sur l’utilisation de ces munitions. Felix Endrich rappelle toutefois que la Suisse n’utilise pas et ne fabrique pas de telles munitions, conformément à une décision prise à la fin des années soixante-dix.

Dans le cadre du Conseil de partenariat euro-atlantique, la Suisse est associée à certains travaux de l’OTAN. A ce titre, Kurt Kunz, le numéro deux de la Mission suisse auprès de l’OTAN a participé mardi à l’une des nombreuses séances tenues à Bruxelles avec l’uranium appauvri à l’ordre du jour. «L’OTAN a pris note du très grand intérêt du public pour cette affaire», indique-t-il à Swissinfo. Une nouvelle séance aura lieu ce vendredi. «Nous espérons recevoir à cette occasion les réponses à nos questions», précise Kurt Kunz.

Les experts de l’OTAN, les ambassadeurs des pays participant à la défense commune européenne, les services concernés de la Commission européenne, tous tentent d’estimer la nocivité réelle ou supposée de l’uranium appauvri. Le Parlement européen compte, lui aussi, participer au débat. Sa présidente, Nicole Fontaine, a exigé que «toute la lumière» soit faite.

En attendant les résultats des différentes enquêtes, l’imposition d’un moratoire est peu probable. En effet, il faudrait pour cela une décision unanime des pays concernés.

Or, le syndrome des Balkans divise l’Union européenne comme les membres de l’Alliance atlantique. L’Italie et l’Allemagne prônent l’application stricte du principe de précaution, tandis que la Grande-Bretagne, à l’image des Etats-Unis, présente le danger comme hautement improbable.

Thierry Zweifel, Bruxelles

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