Slalom fou à Sestrières
Champion olympique du slalom en 1998 à Nagano, le Norvégien Hans-Petter Buraas a fêté la première victoire de sa carrière en Coupe du monde lors du nocturne de Sestrières. Seul Suisse classé, Michael von Grünigen figure au onzième rang.
Hans-Petter Buraas a devancé de 29 centièmes l’Autrichien Kilian Albrecht et de 1 seconde 24 le Français Pierrick Bourgeat. Premier vainqueur désigné, l’Autrichien Heinz Schilchegger a été disqualifié cependant que les trois meilleurs du premier parcours – le Français Sébastien Amiez et les Autrichiens Mario Matt et Benjamin Raich – n’ont pas terminé.
La piste Giovanni Agnelli a été le théâtre de retournements de situation inattendus. D’abord avec la disqualification de Heinz Schilchegger. Vainqueur du premier slalom de l’hiver, à Park City, l’Autrichien a presque réussi la passe de deux dans le Piémont. Le skieur d’Obertauern, qui a enfourché une porte en finale, a néanmoins passé la ligne d’arrivée avec le meilleur temps final. Le premier classement le donnait d’ailleurs gagnant, avant qu’il n’avoue de lui-même sa faute.
Ensuite avec les éliminations des trois meilleurs «chronos» de la première manche. Benjamin Raich, Mario Matt et Sébastien Amiez – malgré tout de retour au premier plan après une longue traversée du désert – ont commis tour à tour de grosses erreurs qui les ont empêchés de terminer leur parcours.
Enfin, avec la superbe remontée de Pierrick Bourgeat. Seulement vingt-et-unième du premier parcours, le Français est finalement monté sur la troisième marche du podium.
«Quand les organisateurs nous ont appelés pour le podium, ils me présentaient encore comme le deuxième. C’est fantastique de gagner, je n’arrive pas encore à le croire mais je voudrais gagner une fois en étant plus rapide que tout le monde», déclarait Buraas. Le skieur de Gjettum s’était déjà classé à trois reprises deuxième, à chaque fois en slalom, à Kitzbühel et Crans-Montana en 1998, ainsi qu’à Park City en 1999.
Evincé de l’équipe d’Autriche il y a deux ans pour manque de résultats, Kilian Albrecht savourait sa revanche: «C’est la fin de sept années de galère. C’est comme si tout m’était rendu, et même encore plus».
«Avec un peu de chance on aurait pu avoir deux coureurs sur le podium», déclarait Patrice Morisod. L’entraîneur des techniciens suisses – qui a piqueté le tracé final – n’arrivait pas à croire aux déboires de ses protégés.
Huitième de la première manche, Urs Imboden a chuté après un début de parcours convaincant. Didier Plaschy – 17e après le premier parcours – est sorti alors qu’il détenait un excellent «chrono» à l’intermédiaire.
Enfin, Daniel Defago a été disqualifié alors qu’il était en passe de parvenir en finale. «La chance devra bien tourner une fois. C’est rageant pour nous, car on ne retiendra que le onzième rang de Mike», concluait Morisod.
swissinfo avec les agences
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