Suisse-Israël, le match de la vérité
L'équipe de Suisse n'a pas droit au faux-pas samedi face à Israël. Sous peine d'hypothéquer ses chances de qualification pour le Mondial 2006.
La Suisse a encore son destin entre ses mains. Pour Israël, il s’agira d’une véritable finale où tout est possible.
«Si nous voulons nous qualifier pour la Coupe du monde, nous devons marquer six points contre Israël et Chypre.» Le constat est signé de l’attaquant Alexander Frei.
Il est partagé par la majorité de ses coéquipiers et par Köbi Kuhn, conscients de l’importance de ces deux confrontations, ce samedi au Parc Saint-Jacques de Bâle (coup d’envoi à 17h30), puis mercredi soir à Limassol.
«Nous savons ce qui nous attend, nous n’allons pas au-devant d’une tâche aisée», constate le sélectionneur national Köbi Kuhn. Avant d’ajouter. «Mais nous avons les moyens de nous imposer, j’ai confiance en mon groupe. Notre victoire, il y a deux semaines en Norvège, en match amical, nous a permis de consolider nos fondements. Nous travaillons sur du solide.»
Bonne nouvelle: la Suisse a encore largement son destin entre ses mains. Deux succès contre Israël et Chypre la placeraient en pole position, avant d’en découdre le 8 octobre contre la France de Zidane au Stade de Suisse à Berne, puis de se déplacer à Dublin le 12 octobre. Mais la marge de manœuvre des Helvètes est restreinte.
Dans ce groupe 4 en mouchoir de poche, l’Irlande occupe provisoirement la tête du classement, Israël, 3e, se découvre des ambitions nouvelles, alors que la France, 4e, est en phase de guérison depuis l’annonce des retours de Zidane, Makelele et Thuram. «Nous ne devons craindre personne, relève Alex Frei. Ne pensons pas encore à la France, et concentrons-nous sur Israël.»
L’équipe surprise
Les représentants de l’Etat hébreu sont l’équipe surprise: personne ne les voyait tenir tête aux Français, aux Suisses et aux Irlandais. Mais en sept matches, dont cinq contre ses concurrents directs, la formation entraînée par Avraham Grant n’a toujours pas mordu la poussière.
Elle se rend à Bâle dans une position inespérée: en cas de victoire à Saint-Jacques, Israël serait quasi-assuré de décrocher l’une des deux premières places du groupe, étant donné que la suite de son programme s’annonce plutôt facile (deux fois les Iles Féroé!).
Rappelons que la première place est synonyme de qualification pour la Coupe du monde, alors que la seconde offre un rôle de barragiste.
La Suisse peut aborder le rendez-vous israélien avec confiance. Après tout, depuis l’Euro 2004, elle n’a plus subi la moindre défaite, tant en compétition officielle qu’en match amical.
En matches éliminatoires, le gardien Pascal Zuberbühler a réalisé un sans-faute. «J’aime cette pression, dit-il. Cela me renforce.» En défense, le «Gunner» Philippe Senderos s’est imposé en véritable patron. A mi-terrain, Johann Vogel retrouvera Hakan Yakin en forme ascendante.
Alors qu’en attaque, Alex Frei est toujours bon pour un but. Peut-être sera-t-il épaulé par la révélation de la saison, Mauro Lustrinelli, qui incarne la réussite de Thoune?
swissinfo/Jonathan Hirsch
Programme de l’équipe de Suisse:
– 3 septembre: Suisse – Israël
– 7 septembre: Chypre-Suisse
– 8 octobre: Suisse – France
– 12 octobre: Eire-Suisse
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