Aujourd’hui en Suisse
Chères lectrices, chers lecteurs,
Au moment où j’écris ces lignes depuis Berne, le bruit bienvenu de la pluie sur les feuilles et les chaussées apporte un peu de fraîcheur. La chaleur de cet été a pourtant laissé des traces chez de nombreuses personnes, ainsi que dans l’économie et l’environnement.
Alors que 2026 pourrait devenir l’année la plus chaude jamais enregistrée en Suisse, une étude publiée ce vendredi s’intéresse aux catégories de population qui ont été les plus touchées par ces températures exceptionnelles.
Bonne lecture!
Valérie Dittli tourne la page. Dans un entretien publié jeudi par le quotidien Le Temps, la conseillère d’État vaudoise annonce son départ du Centre. Elle entend se représenter au gouvernement vaudois sous les couleurs d’un nouveau parti, le Mouvement libéral. Les élections vaudoises sont prévues le 28 février 2027.
«Je n’avais pas d’autre choix, c’était devenu une nécessité», explique celle qui en était membre depuis près de dix ans. Cette décision provoque une onde de choc au sein de la section vaudoise. Deux responsables du parti, Laurent Chaubert, président de Terre au Centre, et Yannick Escher, syndic de Henniez, ont également annoncé leur départ.
Ces démissions surviennent sur fond de vives tensions internes. Les affrontements entre partisans et adversaires de Valérie Dittli se sont accentués ces dernières semaines. Laurent Chaubert dénonce des attaques d’une «violence» et d’une «malveillance» qui, selon lui, n’ont pas leur place dans un parti politique.
La conseillère d’État est également confrontée à une nouvelle polémique. Selon plusieurs médias, la section Lavaux-Oron du Centre l’accuse d’avoir tenté de retirer ou de transférer quelque 22’000 francs déposés sur un compte destiné à soutenir ses activités politiques. Valérie Dittli rejette ces accusations.
La ministre vaudoise n’est pas la première personnalité politique suisse à claquer la porte de son parti pour créer sa propre formation. En 2022, le conseiller d’État genevois Pierre Maudet avait lancé Libertés et Justice sociale après son exclusion du PLR. Un an plus tard, il retrouvait son siège au gouvernement cantonal.
Alors que l’été 2026 est en passe de battre des records, un sondage de Tamedia réalisée par l’institut Leewas montre que la chaleur n’est pas vécue de la même manière par tout le monde. Au total, 74% des personnes interrogées décrivent cet été comme «plutôt éprouvant» ou «très éprouvant». Seul un quart des sondés le juge agréable.
L’étude révèle notamment que les femmes ont été nettement plus nombreuses que les hommes à souffrir de la chaleur. Près d’une femme sur deux qualifie l’été de «très éprouvant», contre moins d’un tiers des hommes.
Plusieurs raisons physiologiques sont avancées. Les femmes possèdent généralement une proportion plus élevée de masse graisseuse et légèrement moins de glandes sudoripares, ce qui peut réduire l’efficacité du refroidissement du corps par la transpiration. Les fortes chaleurs peuvent également perturber l’équilibre hormonal, influencer le cycle menstruel, accentuer certains symptômes liés à la ménopause ou encore augmenter le stress physique.
Le rapport met aussi en évidence des différences selon les préférences politiques. Les électeurs des Vert-e-s sont les plus nombreux à considérer la chaleur comme très difficile à supporter. À l’inverse, les sympathisants de l’UDC sont ceux qui se montrent les moins affectés: 36% d’entre eux disent avoir trouvé l’été agréable.
Le chiffre peut sembler impressionnant: 5479 adresses IP provenant de 107 pays ont attaqué le système de vote électronique de La Poste suisse. Il s’agit pourtant d’une bonne nouvelle pour les Suisses de l’étranger qui espèrent pouvoir voter par voie électronique.
Ces attaques s’inscrivaient en effet dans le cadre d’un test public de sécurité, au cours duquel des pirates informatiques étaient invités à attaquer de manière «éthique» le système de vote électronique dans un environnement de test. De tels tests sont exigés par la loi avant qu’un système de vote électronique puisse être utilisé dans le cadre d’essais pilotes.
Au total, 85 signalements ont été transmis à La Poste. Six vulnérabilités ont été confirmées; aucune n’a été jugée critique et une seule a été classée comme importante. Comme lors des précédents exercices, les personnes ayant découvert des failles ont été rémunérées. Cette année, quelque 38’000 francs ont été versés.
Le système de vote électronique de La Poste est actuellement utilisé dans cinq cantons: Saint-Gall, la Thurgovie, les Grisons, Lucerne et Bâle-Ville. Ce dernier a toutefois temporairement suspendu son projet pilote à la suite d’un incident lié à l’utilisation de clés USB protégées par un code PIN. Lors de la votation fédérale du 8 mars 2026, 2048 votes électroniques n’avaient pas pu être déchiffrés ni comptabilisés. Les autorités fédérales ont souligné qu’il n’existait aucun lien entre cet incident et le système de vote électronique fourni par La Poste.
La Suisse est réputée dans le monde entier pour son système d’apprentissage, souvent présenté comme un modèle à suivre. Mais certaines personnes passées par cette filière dénoncent aujourd’hui des environnements de travail toxiques et réclament une meilleure protection des apprentis.
Les apprentis peuvent commencer leur formation dès l’âge de 15 ans. Ils choisissent cette voie avec l’espoir d’être formés par des professionnels de leur métier et préparés au monde du travail, souvent dans des professions physiquement exigeantes. Or, les conditions de travail des apprentis ne font pas l’objet d’un contrôle systématique et il suffit de 40 heures de formation pour devenir formateur ou formatrice.
Lana Voisard, apprentie coiffeuse, a terminé première de sa volée. Lors de son discours de remise des diplômes, elle a évoqué les discriminations et les abus qu’elle-même et d’autres apprentis auraient subis sur leur lieu de travail. Le stress a eu des répercussions tant sur sa santé psychique que physique. Lorsqu’elle a contacté le service cantonal de la formation pour savoir comment changer d’entreprise, elle a reçu un courriel détaillant les risques qu’elle encourait en quittant son employeur sans son accord, notamment des poursuites pour rupture de contrat. «Cela m’a fait peur», a-t-elle confié à la RTS.
Dans un article publié par la RTS, on apprend que si 80% des apprentis interrogés déclarent dans un premier temps se sentir bien dans leur apprentissage, 60% disent avoir rencontré des difficultés psychologiques lorsqu’ils sont interrogés plus en détail.
Dans le canton de Neuchâtel, une initiative populaire demande un renforcement de la protection des apprentis ainsi que l’instauration de contrôles inopinés dans les entreprises formatrices. Le texte se heurte toutefois à une forte opposition.
Texte traduit de l’anglais/op
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