CSFB réduit sa voilure en Asie-Pacifique
Credit Suisse First Boston (CSFB) va fermer sa maison de titres en Nouvelle-Zélande. Un plan global de restructuration est en route dans la région.
La Nouvelle-Zélande n’est pas le seul pays d’Asie-Pacifique où CSFB réduit sa présence. Une vingtaine d’emplois ne seront pas moins perdus lorsqu’il cessera, en février, ses activités de titres. Sa clientèle individuelle néo-zélandaise devra choisir une autre maison de titres.
La banque d’affaires suisse concentrera ses activités en Australie. Et ne servira plus que des institutions. L’intégration des économies des deux pays voisins devrait lui offrir de nouvelles opportunités.
Frappée par la récession aux Etats-Unis
«Nous aiderons nos employés à évaluer la possibilité pour eux de créer une société indépendante de courtage destinée à une clientèle individuelle», déclare Bill Trotter, responsable de Credit Suisse First Boston en Nouvelle-Zélande.
Frappée par la récession aux Etats-Unis, CSFB a décidé de réduire d’un milliard de dollars ses coûts. De toutes les grandes banques d’affaires de Wall Street, ils sont parmi les plus élevés. Par ailleurs, le groupe financier suisse cherche à diminuer l’impact de coûteuses acquisitions, ces dernières années, sur son bilan.
Des suppressions d’emplois sont donc devenues inévitables lorsqu’on sait que les banques d’affaires de Wall Street accordent de très hauts salaires à leurs employés les plus performants.
A lui seul, CSFB parle d’éliminer 2000 postes de travail sur les 27 500 qu’il compte d’un bout à l’autre du globe. Et l’Asie-Pacifique où il a beaucoup augmenté sa présence en subit déjà les effets.
Méchante cure d’amaigrissement
«Mine de rien, le Credit Suisse se livre à une méchante cure d’amaigrissement. Faut dire que durant la dernière décennie, il a doublé, voire triplé de taille. Avec le ralentissement de l’activité dans le monde, il s’aperçoit que cette expansion à un prix sans doute prohibitif», déclare un banquier européen à Tokyo.
Un peu partout dans la région, Credit Suisse First Boston réduit au chômage des dizaines de ses employés. Plus de trente sur les 600 qu’il recense à Hong Kong viennent d’apprendre la mauvaise nouvelle. Tout comme une dizaine d’autres à Singapour. Et ce n’est qu’un début, à en croire le Hong Kong Economic Times.
Georges Baumgartner, Tokyo
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