L’OSEC s’adapte à la globalisation
L'Office suisse d'expansion commerciale (OSEC) s'est donné les moyens de faciliter le travail des PME à l'étranger.
Pour le président de l’OSEC, la globalisation de l’économie pousse les petites et moyennes entreprises helvétiques à internationaliser leurs activités. A forger des alliances avec des partenaires locaux. A mieux adapter leurs produits aux spécificités de chaque pays.
Les PME sortent de Suisse
«Nos PME, dit Balz Hösly, n’ont jamais été aussi actives à l’extérieur de leurs frontières. Au cours de ces dix dernières années, elles ont multiplié par deux, sinon par trois, leurs activités à l’étranger.»
Et le président de l’OSEC de préciser: «les PME savent qu’elles ne peuvent plus se contenter d’exporter leurs produits à partir de la Suisse».
Privatisé en mars 2001, l’OSEC a donc décidé de répondre aux défis qui sont lancés aux petites et moyennes entreprises helvétiques. Et, à cet effet, il a mis sur pied un véritable réseau de «hubs», de plates-formes de conseils.
Alors, concrètement, qu’est-ce que c’est qu’un «hub»? C’est, en fait, une sorte de boutique dans laquelle une entreprise se voit offrir un service complet. Qui comprend des informations juridiques, techniques, sociales, culturelles.
Quelque 6000 clients par an
«Le tiers de nos services sont subventionnés grâce au 13,6 millions de francs que nous verse chaque année la Confédération, précise Balz Hösly. Les deux autres tiers sont à la charge des sociétés qui nous sollicitent.»
L’Office – qui compte 1700 membres – répond aux demandes de quelque 6000 clients par an. Et, avec la vente de ses services, il réalise un chiffre d’affaires annuel global de quelque 30 millions de francs.
Tout cela grâce à ces fameux «hubs» qui permettent à l’OSEC de fournir des conseils et des contacts dont les PME ont absolument besoin pour pouvoir réussir leur implantation.
Comment éviter les pièges
Dirigées par de fortes personnalités aux carnets d’adresses très bien remplis, ces fameuses plates-formes – qui sont également présentes sur l’Internet – peuvent rendre opérationnelles les entreprises dans les meilleurs délais.
Comment? En leur réglant les traquenards administratifs. Et en leur évitant les malentendus inévitables suscités par les différences de cultures et de mentalités.
D’ici à la fin de l’année, l’OSEC aura ouvert une bonne dizaine de ces plates-formes à l’étranger. Les trois premières fonctionnent d’ores et déjà, à Stuttgart, Vienne et Milan, trois villes de l’Union européenne qui absorbent la part du lion des exportations suisses.
Tokyo est donc, aujourd’hui, la toute première mégalopole asiatique à être dotée d’un de ces fameux «hubs».
Georges Baumgartner
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