Le premier «hub» asiatique de l’OSEC
En Asie, l'OSEC a choisi Tokyo pour ouvrir son premier centre de conseils aux entreprises suisses (hub).
Si l’OSEC a choisi la capitale nippone, ce n’est pas du tout par hasard. En effet, le Japon reste – de loin – le premier partenaire commercial de la Suisse dans cette région.
Et l’affaiblissement économique momentané de l’économie nippone offre de nouvelles occasions aux petites et moyennes entreprises (PME) suisses qui cherchent à s’implanter sur l’île du Soleil-Levant. Mieux, à moindre frais.
Un pays de PME
«Le Japon, lance Balz Hösly, patron de l’OSEC, est en tous points différent de la Suisse. Mais sa structure économique est semblable à celle de la Suisse. Et, comme la Suisse, c’est un pays de PME: 99% des entreprises nippones comptent moins de 300 employés.»
Et Balz Hösly d’ajouter: «Les mentalités des entrepreneurs suisses et japonais sont les mêmes ou presque. Ils ont donc intérêt à s’entendre.»
D’ailleurs, Hermann Escher, responsable du nouveau «Swiss Business Hub Japan» est très confiant. «Cette nouvelle plate-forme, affirme-t-il, contribuera sans aucun doute à renforcer les relations entre la Suisse et le Japon.»
Et de préciser: «d’autant que nous n’allons pas seulement travailler pour les entreprises suisses qui veulent se développer au Japon, mais aussi pour les entreprises japonaises qui sont à la recherche de partenaires en Suisse.»
Les start-up zurichoises
La Suisse arrive au septième rang des pays qui ont le plus investi au Japon. Entre 1951 et 1999, le montant de ces investissements s’élève à 5,4 milliards de francs.
«Aujourd’hui, les PME suisses les plus intéressées par le Japon sont avant tout les «start-up» de la nouvelle économie. Et, en l’occurrence, celles qui se sont spécialisées dans les logiciels.
Le Swiss Business Hub Japan leur offre désormais un site Internet, un carnet d’adresses, des conseils au Japon ou bien à partir de l’une des représentations à Lausanne, Zurich ou Lugano.
Georges Baumgartner, Tokyo
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