Des PME trop frileuses
Des entrepreneurs de toute la Suisse sont réunis à Thoune. Pour encourager les petites et moyennes entreprises (PME) à faire preuve de plus d'innovation.
«Il y a beaucoup d’idées en Suisse, affirme Stefan Linder. Mais les entrepreneurs ne prennent pas suffisamment de risques pour les concrétiser.»
Le co-fondateur du Forum de Thoune est inquiet pour l’avenir de la Suisse. Il rappelle que 500 scientifiques choisissent de s’exiler chaque année.
D’où la nécessité, pour lui, de créer en Suisse une culture qui valorise l’audace.
Soutenir les entrepreneurs créatifs
Un point de vue partagé par Adolf Ogi, ancien président de la Confédération et président du Comité consultatif du Forum.
«Nous devons encourager les jeunes entrepreneurs créatifs, lance Adolf Ogi, afin de ne pas rater les occasions que nous offre le marché.»
Et il y a urgence. Se référant à un rapport publié le mois passé par le Secrétariat à l’économie (Seco), le ministre de l’économie Pascal Couchepin a de la peine à cacher , dit-il, sa «honte».
Et il y a de quoi. Durant la décennie passée, parmi les pays de l’Organisation pour la coopération et le développement économique (OCDE), c’est la Suisse qui a affiché la plus faible croissance.
Le prix de la croissance
Il est donc grand temps que la Suisse trouve de nouvelles inspirations pour pouvoir relever les nombreux défis qui s’offrent à elle.
C’est d’ailleurs le thème sur lequel le «Swiss Economic Forum» va se pencher pendant deux jours. Sur la liste des principaux intervenants, on note des noms prestigieux.
Tels que Jens Alder, le patron de Swisscom, ou encore Tyler Brulé, le graphiste qui a réalisé la campagne de lancement de la compagnie «swiss».
Certes, il faut innover pour retrouver la croissance. Pour autant, dans le discours d’ouverture qu’il a adressé au millier d’invités du Forum, Kofi Annan estime que cette croissance ne doit pas se faire à tout prix et à n’importe quelles conditions.
Pour le secrétaire général des Nations unies, dans cette course à la croissance et à la compétitivité, il ne faut pas oublier les employés, la pauvreté et l’environnement.
«Notre monde doit faire face à des défis impressionnants, lance Kofi Annan. Mais il faut aussi un nouvel esprit de partenariat global pour y répondre.»
Et de conclure: «La Suisse a définitivement rejoint cet esprit. En choisissant d’adhérer à l’ONU».
swissinfo/Karin Kamp et Robert Brookes à Thoune
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