Expo.02: L
L'abécédaire d'Expo.02: L comme Lili, tout simplement. Avec Nelly Wenger, Frédéric Hohl et Daniel Rossellat, un regard sur les enfants dans le cadre d'Expo.02
L comme Lili
A son âge, 8 ans, la mascotte Lili pourra-t-elle tout comprendre des expositions d’Expo.02? Là-dessus, tout le monde est d’accord: non, elle ne comprendra pas tout. Mais oui, elle comprendra les choses au niveau qui est le sien, comme chacun d’entre nous: «on ne peut pas tout comprendre non plus à 50 ou 60 ans; elle aura sa vision», commente Frédéric Hohl.
«Les expositions sont conçues pour que chacun y trouve son compte, à sa mesure. On peut les traverser rapidement, on peut aussi y passer plus de temps. Donc Lili va comprendre les expositions, mais comme une enfant de huit ans… Parce qu’il y a de multiples lectures», précise Nelly Wenger
«Elle retiendra la scénographie, le sujet, certaines images. Peut-être qu’elle pourra en reparler plus tard avec des adultes», ajoute la directrice, qui rappelle également qu’il y aura des expositions spécifiquement dédiées aux enfants, une par arteplage.
La conclusion à Daniel Rossellat: «8 ou 9 ans, c’est un âge où on mélange encore la réalité et la fiction… La chance des enfants, c’est de rêver et de percevoir la réalité à leur façon. Et ça c’est la magie de l’enfance»
Et les garderies?
A propos d’enfants, la suppression des garderies pour raison économique avait suscité quelques critiques acerbes. Supprimer les garderies, était-ce bien raisonnable? «Dans la situation budgétaire qui était la nôtre, j’ai préféré privilégier l’accueil des enfants sur les arteplages: il y aura des places de jeux magnifiques, tout est fait pour que les enfants soient bien sur les sites», répond Nelly Wenger. Et d’ajouter: «je pense que cette suppression ennuiera plutôt les parents que les enfants».
Il est vrai qu’une autre question pourrait également être posée: pourquoi placer ses enfants dans une garderie lorsqu’on est disponible pour aller visiter une exposition? Daniel Rossellat à un avis assez clair à ce propos: «j’étais plutôt favorable à ce qu’on maintienne une garderie pour les plus jeunes, mais personnellement, je n’y laisserais pas mes enfants. Parce que je préférerais les prendre avec moi pour visiter des choses».
Quant à Frédéric Hohl, évoquant l’exposition nationale de 1964 – il avait un an à l’époque, il me confiera s’y être rendu, avec ses parents… «Ils ne m’avaient pas mis à la garderie, si vous voyez ce que je veux dire».
Bernard Léchot
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