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Expo.02: N-O

N comme Neuchâtel: l’arteplage dans les frimas hivernaux swissinfo.ch

L'abécédaire d'Expo.02: N comme Neuchâtel et O comme Ouverture. Nelly Wenger, Frédéric Hohl et Daniel Rossellat évoquent leur ville d'adoption.

N comme Neuchâtel

Comme pour chaque ville concernée par Expo.02, la même question: le cliché d’avant, l’image d’aujourd’hui… «Une belle ville, dont on a toujours dit que la vie culturelle était forte, qu’il y avait beaucoup à y faire la nuit. Et comme j’habite Lausanne, il y avait un autre cliché, qui se révèle maintenant de l’ordre de la jalousie d’une ville voisine: c’était qu’il fait toujours mauvais à Neuchâtel, que c’est une ville rude», commente Nelly Wenger.

«Ma conclusion, c’est d’abord qu’il y a une très belle lumière à Neuchâtel, et qu’au niveau climat, je ne suis pas sûre que les Lausannois avaient raison. Au niveau de la vie culturelle et nocturne, je crois qu’il y a vraiment une supériorité de Neuchâtel: on trouve beaucoup plus de bistrots ou d’endroits où se rendre le soir qu’à Lausanne, où il y a un vrai problème maintenant. Neuchâtel est une ville qui gagne à être connue.»

«Une ville très attachante et des gens très sympas», constate Daniel Rossellat, qui par ailleurs apprécie tout particulièrement l’arteplage bâti face aux Jeunes Rives: «Je regrette que la plate-forme ne soit pas conçue pour rester. On aurait pu créer quelque chose de très sympathique, comme il en existe sur les côtes américaines, en Angleterre, ou en Afrique du Sud: des ‘piers’, qui ont beaucoup de succès. Chaque fois que je vais sur cette plate-forme, je regrette qu’elle soit destinée à être démontée.»

Alors que Frédéric Hohl avait surtout des souvenirs militaires de la région, il s’est aussi ouvert au charme neuchâtelois: «J’ai découvert une ville assez jeune, dynamique; ça ne bouge pas comme on pourrait l’attendre dans une grande ville, il faut chercher. Mais quand vous avez les adresses, les filons, vous voyez que c’est une ville qui bouge. Je suis sûr que tous ces mouvements qu’on trouve dans des tas de lieux à Neuchâtel, on les retrouvera sur l’arteplage.»

Nature et artifice

A propos du thème associé à l’arteplage neuchâtelois, Nelly Wenger apporte quelques précisions: «Cela ne concerne pas l’opposition entre nature et artifice, mais la zone de flou: où finit le naturel, où commence l’artificiel. Et tout l’arteplage se décline ainsi, depuis les questions de développement durable, avec un magnifique projet de la Confédération, jusqu’aux problèmes de la robotique».

«La recherche scientifique suisse va vraiment éclater à Neuchâtel… le génie génétique, les sciences de la vie, des dossiers très actuels par rapport auxquels on pourra se positionner. On verra apparaître une Suisse de l’avant-garde technologique».

Frédéric Hohl voit dans les roseaux artificiels, qui entoureront l’arteplage, l’illustration parfaite du thème. Quant à Daniel Rossellat, il nous donne un éclairage intéressant sur le paradoxe qui semble habiter ce chef d’entreprise aux éternelles allures d’homme de la terre: «J’aime beaucoup la nature, quand bien même je me promène dans les rues de New York comme mon père va aux champignons dans la forêt». Pour lui, ce sera l’occasion de se poser la question de «l’équilibre qu’on veut entre la nature et la vie citadine, le respect de la nature et l’avenir de l’humanité».

O comme ouverture

Expo.02 s’ouvrira sur un spectacle d’ouverture pharaonique à thématique mythologique. Mais… en quoi Ulysse et Prométhée étaient-ils suisses? «La mythologie grecque ne vieillit pas, c’est une source d’inspiration, d’ailleurs elle est comprise comme telle par François Rochaix (le metteur en scène du spectacle d’ouverture, ndlr). Ulysse est un personnage assez fascinant, et l’invention de l’humanité par Prométhée est un des mythes qui est particulièrement intéressant pour le théâtre.»

Et le patron des «events» de rappeler que le spectacle sera aussi fait d’éléments d’actualité, et d’éléments typiquement suisses. Et puis que le mythe de la Tour de Babel sera également évoqué. Et il est vrai qu’en matière de Tour de Babel, la Suisse en connaît un rayon.

Alors que Nelly Wenger s’attache particulièrement à la notion de progrès associé au mythe de Prométhée, et donc à son lien avec une exposition «ultra-contemporaine», selon ses termes, la réponse de Frédéric Hohl a les vertus de l’historicité et le mérite de la concision: «Avant d’être suisses, de toute façon, on est tous d’ailleurs».

Bernard Léchot

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