Aujourd’hui en Suisse
Ami.e.s suisses du monde, bonjour,
On les attendait, elles sont arrivées il y a quelques instants. Elles, ce sont les mesures plus restrictives décidées par le Conseil fédéral dans la lutte contre le coronavirus.
Restaurants fermés, lieux culturels et de loisirs clos… pas de quoi se réjouir des fêtes de fin d’année. Alors, pour tromper la morosité, nous vous proposons de découvrir un artiste suisse dont la musique, nous l’espérons, vous mettra un peu de baume au cœur.
Bonne lecture et bon week-end malgré tout!
Lors de sa conférence de presse ce vendredi, le Conseil fédéral a confirmé la batterie de mesures auxquelles la plupart des acteurs concernés s’attendaient.
Le Ministre de la santé Alain Berset a déclaré en ouverture de son allocution: «La situation et son évolution ne correspondent pas à nos attentes. En outre, la situation des personnels soignants dans les hôpitaux et les EMS n’est pas tenable sur le long terme dans ces conditions».
Plus qu’un avertissement, une semonce, qui a conduit le Conseil fédéral à décider de restrictions plus strictes pour les semaines à venir. Les nouvelles mesures entreront en vigueur mardi 22 décembre 2020 et le resteront au moins jusqu’au 22 janvier 2021. Le gouvernement procédera à une évaluation au 30 décembre et agira en fonction. Les cantons dans lesquels la situation épidémiologique est plus favorable pourront décider d’assouplir les mesures.
A partir de mardi, donc, tous les restaurants seront fermés, sans exception pour les fêtes, de même que les installations sportives et de loisir et les lieux culturels tels que cinémas, musées. Dans les magasins, qui pourront rester ouverts jusqu’à 19h00 mais devront fermer les dimanches et jours fériés, le nombre maximum de clients par surface de vente sera encore réduit.
La population est invitée à rester chez elle et à réduire au maximum le nombre de contacts sociaux, y compris les excursions dans les lieux fréquentés. L’utilisation des tests rapides sera étendue aux personnes asymptomatiques par exemple, à titre de mesure de protection supplémentaire.
Enfin, les stations de ski pourront rester ouvertes si elles remplissent les conditions très strictes édictées. Les cantons restent responsables de l’octroi des autorisations. Dans son discours, Alain Berset a invité ces derniers à bien réfléchir aux conséquences.
- Pour tout savoir sur les nouvelles mesures et leurs exceptions, lisez notre point sur la situation en Suisse
- La vaccination de la population contre la Covid-19 prendra du temps
- Le tourisme alpin pèse lourd dans la balance économique
Restons dans la thématique des fêtes de fin d’année, mais dans une ambiance un peu plus joyeuse, et découvrons quel artiste suisse se cache derrière la 18e fenêtre de notre calendrier de l’Avent culturel.
Vous l’aurez remarqué, depuis le début du mois de décembre nous vous présentons quotidiennement une personnalité artistique issue de chacun des cantons suisses, afin de soutenir à notre manière ces acteurs de la vie culturelle durement touchés par la crise du coronavirus.
Notre surprise du jour vous emmène dans le canton d’Argovie, qui a culturellement parlant plus à offrir que DJ Bobo, n’en déplaise à ses fans. 😉
- Ouvrez vite la fenêtre n°18 pour découvrir la plus soul des voix suisses.
- Et ce week-end, rendez-vous sur nos réseaux sociauxLien externe pour nous accompagner dans les cantons d’Uri et de Schaffhouse
- Pour savoir si votre canton a déjà été présenté par l’entremise de l’un.e de ses artistes, consultez toute notre sélection dans le Calendrier de l’Avent swissinfo.ch
Plus
Elle se trouvait au mauvais endroit, au mauvais moment. Myriam Gottraux, une survivante suisse des attentats terroristes du 13 novembre 2015 à Paris, se confie dans un livre sur son douloureux parcours.
Assis en terrasse du café « Belle Équipe» ce soir-là, elle et son partenaire ont survécu aux coups de Kalachnikov tirés au hasard sur les clients et les passants. Et pour cela, elle dit «merci à la vie d’être toujours là». Mais le projectile qui lui a transpercé le bras droit l’a mise dans l’incapacité d’exercer son métier d’ostéopathe. De retour en Suisse, elle a rapidement été confrontée à nombre d’embûches administratives.
Étant donné que la Suisse ne prévoit pas de soutien pour les victimes d’actes terroristes en dehors de ses frontières nationales, Myriam Gottraux n’a reçu aucune indemnité de la part de son assurance perte de gain. Elle regrette aussi d’avoir «dû [se] débrouiller pour trouver de l’aide psychologique dans ce moment complètement surréaliste [qu’elle] vivait».
Avec son témoignage Instants d’éternité – Victime du terrorisme et de l’indifférence, la Suissesse aimerait «dire au monde politique de retravailler cette loi sur l’aide aux victimes d’infractions» (LAVI). Mais pas sûr que sa prière soit entendue. Récemment, le Parlement a justement rejeté une motion qui visait à réviser la LAVI afin de renforcer les droits des victimes.
- Lisez l’interview de Myriam Gottraux pour connaître son histoire
- Consultez notre dossier sur la lutte contre le terrorisme en Suisse
- La Suisse a récemment adopté des mesures contestées contre la menace terroriste
Rebondissement dans l’affaire Pierre Krähenbühl. L’enquête diligentée par l’ONU à la suite des accusations contre l’ancien commissaire général de l’agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (UNRWA) ne relève que de légers manquements.
En novembre 2019, le Suisse le plus haut placé au sein de l’ONU et commissaire général de UNRWA avait quitté ses fonctions avec effet immédiat, en butte à de multiples attaques qu’il réfutait et qui intervenaient, selon lui, dans un «contexte hyper politisé».
Jeudi, l’émission Temps Présent de la RTS est revenue sur l’affaire. Ses journalistes ont pu se procurer le rapport de l’enquête menée par l’ONU, qui «ne comporte finalement que peu d’éléments à charge» contre Pierre Krähenbühl.
Jusqu’à présent, ni les Nations unies ni la Suisse n’ont pris position, ce qui serait «la moindre des choses», selon l’intéressé, car le flou qui l’entoure continue de faire peser les soupçons sur lui-même et l’agence onusienne. En possession du rapport depuis l’été 2020, le Conseiller fédéral Ignazio Casis, chef du Département fédéral des affaires étrangères, n’a pas souhaité s’exprimer sur le sujet, arguant par l’intermédiaire de son porte-parole que «le Parlement a interpellé le Conseil fédéral en le priant d’établir un rapport concernant l’UNRWA» et qu’il ne sera «pas en mesure de prendre position tant que ce rapport n’aura pas été publié.»
- Retour sur l’affaire et possibilité de visionner l’émission Temps présent de la RTS
- Le nouveau patron de l’UNRWA, Suisse lui aussi, semble avoir rétabli la confiance avec Berne
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Les travaux d’Hercule qui attendent ce dernier
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