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Avec Swisspeaks, la Suisse s'expose à New York

La gare de Grand Central accueille certaines manifestations de «Swisspeaks».

(Swisspeaks)

Destiné à promouvoir l'image de la Suisse, le festival Swisspeaks s'ouvre à un moment où New York redoute de nouveaux attentats.

C'est le président de la Confédération Pascal Couchepin qui a donné jeudi le coup d'envoi de cette manifestation culturelle et économique.

Le président de Swisspeaks ne pense pas que la fréquentation du festival sera affectée par les problèmes de l'économie américaine, ni par l'état d'alerte aux attentats qui a été récemment relevé.

«Nous sommes tous plus attentifs à la sécurité depuis le 11 septembre 2001, confie à swissinfo le consul général de Suisse à New York. Mais le festival ne sera pas entouré de mesures plus exceptionnelles que celles qui existent déjà du fait du niveau d'alerte.»

Et l'ambassadeur Raymond Loretan d'ajouter: «A un moment où les relations sont tendues entre les Etats-Unis et l'Europe à propos de l'Irak, je crois que nous avons une chance avec ce festival de rapprocher deux cultures».

Un budget de 3 millions de francs

Théâtre, cinéma, musique, arts plastiques, design et séminaires sur les investissements.

Pendant huit semaines, les habitants de la capitale économique et culturelle des Etats-Unis vont avoir la possibilité d'assister à une centaine de spectacles et d'évènements 'made in Switzerland' disséminés dans une vingtaine de lieux à travers New York.

Le festival - auquel swissinfo est associé - n'aura qu'une seule édition. «C'est un coup unique, confirme Raymond Loretan. L'idée, c'est de planter des semences auprès de partenaires américains et d'essayer de les faire lever».

D'ailleurs, les partenariats se sont déjà tissés tant au niveau du financement que de l'organisation du festival.

Le budget engagé dans Swisspeaks s'élève à trois millions de francs suisses, assuré pour moitié par le secteur public et pour moitié par le privé. Et le choix des artistes ou des évènements au programme n'a pas été imposé par la Suisse mais élaboré avec de nombreux partenaires new-yorkais.

Il s'agit notamment d'institutions comme le Lincoln Center, le American Folk Art Museum, l'Académie de Musique de Brooklyn, mais aussi des clubs de jazz, des galeries d'art et même des organisations non gouvernementales impliquées dans le domaine de l'éducation.

«Ces partenaires locaux seront des multiplicateurs», affirme M. Loretan, en soulignant que «Swisspeaks n'est pas seulement un festival, mais aussi une démarche».

Une Suisse ouverte et créative

Le président du festival explique que, s'il ne s'attend pas à «une grande explosion de fréquentation le premier jour», il espère «un écho très positif» sur le moyen et le long termes. Entre autres, sous la forme d'un accroissement des échanges culturels, éducatifs et économiques entre New York et la Suisse.

L'objectif est de véhiculer l'image d'une Suisse ouverte et créative auprès d'une ville qui a nourri des sentiments mitigés envers la Suisse pendant l'affaire des fonds juifs.

«Après la crise des fonds en déshérence, il s'agit de redorer le blason de la Suisse», confiait l'an dernier à swissinfo Johannes Matyassy, directeur de Présence Suisse, l'organisme public à l'origine de Swisspeaks.

«La crise est derrière nous et nous avons des contacts normaux avec la communauté juive américaine, mais nous en sommes à un stade où il faut rétablir la confiance», indique aujourd'hui le consul général.

Et Raymond Loretan d'ajouter: «Certains Juifs que je rencontre me disent leur reconnaissance parce que la Suisse les a sauvés».

Le maire Bloomberg est très occupé

Apparemment, la querelle autour du Forum de Davos est, elle aussi, oubliée.

Ayant accueilli le forum après les attentats contre le World Trade Center, le maire de New York, Michael Bloomberg, avait lancé cette petite phrase narquoise: «Allez faire du ski en Suisse, mais laissez le Forum économique mondial à New York».

Aujourd'hui, le maire adopte un ton plus amène. «J'ai eu le plaisir de visiter la Suisse plusieurs fois, pour affaires et pour tirer parti du merveilleux environnement qu'elle présente pour le ski», déclare ainsi M. Bloomberg, qui est aussi le fondateur du groupe d'information financière portant son nom.

Pour autant, le maire n'assistera pas à l'inauguration officielle que présidera le conseiller fédéral Pascal Couchepin jeudi. Il y sera représenté par son adjoint Daniel Doctoroff.

«M. Bloomberg est un maire très occupé et nous aurons M. Doctoroff qui est quelqu'un d'important», assure M. Loretan, avant de rappeler que le président de la Confédération sera reçu par Michael Bloomberg vendredi

swissinfo, Marie-Christine Bonzom, New York


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