Bond, Andrew Bond, la star des gamins alémaniques

Andrew Bond décline des thèmes intemporels comme les saisons, Noël et d'autres fêtes, la nature, mais aussi le voyage, le sport ou l'envie de se déguiser. sp

Tous les gamins alémaniques connaissent leur Andrew Bond par cœur. Andrew Bond? C'est le nom d'une des plus grandes stars de la scène outre-Sarine. Mais l'homme au foyer continue à chanter dans les écoles et les églises. Portrait.

Ce contenu a été publié le 19 août 2009 - 07:51

Ses disques se colorent en or et en platine dès qu'ils paraissent, il a déjà reçu des dizaines de distinctions suisses et internationales et remplit les salles de concert chaque fois qu'il se produit. Son nom: Andrew Bond, 44 ans et aucun lien de parenté avec le James de fiction qui porte le même nom.

Depuis fin juillet, Andrew Bond et son groupe de quatre musiciens-chanteurs ont repris la route de la tournée des concerts pour enfants («Kinderkonzerte») de Migros. Sous le chapiteau orange, il joue et met en scène un spectacle chanté.

Cette année, le roi-soleil a été enlevé par des pirates. Heureusement, un cowboy et un Indien se mettent d'accord et trouvent un moyen de le libérer, avec l'aide du public bien sûr, qui chante à tue-tête et danse devant la scène, les parents n'étant pas en reste.

Car cette musique-là plaît aussi aux grands. Les rythmes ne sont pas puérils mais ont des accents – majoritairement joyeux – rock, country, hip-hop parfois, ou chantent de belles mélodies à fredonner.

Les textes, en dialecte, parlent un langage simple mais pas infantilisant, et ils évitent aussi le jeunisme ou le «coolisme». Un peu comme, en Suisse romande, les «Minicroche» et «Sautecroche» de Marie Henchoz, pour ce citer qu'elle, sans le côté choral.

Un premier CD «bricolé» avant Noël

Au fil de sa discographie, Andrew Bond décline des thèmes intemporels comme les saisons, Noël et d'autres fêtes, la nature, mais aussi le voyage, le sport ou l'envie de se déguiser. Conçu comme cadeau aux amis et à la famille, son premier CD (1998) s'est aujourd'hui déjà vendu à près de 90'000 exemplaires.

La tournée d'été reste une exception dans le programme archi-complet d'Andrew Bond. Car, après avoir enseigné la religion et la musique pendant 17 ans à l'école secondaire, la «star» a décidé il y a quelques années de se consacrer à son art et à sa famille.

A Wädenswil (ZH) où il habite, Il s'occupe donc de ses enfants (une fille de 16 ans et un fils de 14 ans) et du ménage «au moins» quatre jours par semaine, pendant que son épouse, enseignante, travaille. Le studio d'enregistrement installé dans la maison lui permet de composer et de tester ses trouvailles.

Le vrai de vrai: le public scolaire

Si la tournée clés en mains des «Kinderkonzerte» est un «luxe énorme pour les chanteurs», la grande scène n'est pas l'endroit préféré du Zurichois: «Rien de tel que le public scolaire pour sentir une salle», dit-il.

C'est là qu'on apprend le mieux le métier, poursuit le chanteur, car il faut parfois avoir autant de qualités de dompteur que de musicien! C'est aussi là qu'on voit son travail vivre: je préfère voir une classe chanter par cœur mes chansons, plutôt que vendre 10'000 disques supplémentaires, même si c'est aussi important.»

Travail pédagogique

C'est pourquoi Andrew Bond édite non seulement les partitions de ses chansons, mais aussi du matériel d'accompagnement pour écoles et crèches. Il donne des cours pour les enseignants et élabore des jeux en relation avec les disques.

Sa production ne s'arrête pas là: Andrew Bond est aussi l'auteur de livres pour enfants et il a aussi écrit les versions en bon allemand de certaines des chansons, sorti un disque en anglais et un pour adultes!

Depuis toujours, Andrew Bond a baigné dans la musique. Ses deux parents étaient enseignants et musiciens, et jouaient à l'église. La maman, Suissesse, le papa, du Yorkshire anglais, et leurs trois enfants vivent d'abord en Angleterre puis au Congo, durant quatre ans.

Andrew est arrivé en Suisse à l'âge de douze ans. Son frère et sa sœur sont aussi musiciens.

Un «sport de masse»

Le plus grand souhait d'Andrew Bond: que la musique devienne «un sport de masse». «Aucun parent ne dit ne pas savoir shooter dans un ballon avant de jouer au foot avec son enfant. Il est dommage que trop de gens disent encore ne pas savoir chanter... La musique ne doit pas souffrir de complexe d'infériorité...»

«Il n'y a pas besoin de prendre de chères leçons d'instrument pour avoir du plaisir», conclut Andrew Bond. Les visages resplendissants de ses jeunes spectateurs ne disent pas autre chose...

Ariane Gigon, swissinfo.ch à Zurich

ANDREW BOND

Né en Angleterre en 1965, Andrew Bond est marié et père d'une fille et d'un fils adolescents.

Arrivé en Suisse, patrie de sa mère, à l'âge de 12 ans, il retourne régulièrement en Angleterre, dans le Yorkshire, pays de son père. Enfant, Andrew Bond, qui a un frère et une sœur, a aussi vécu au Congo.

Théologien de formation, Andrew Bond a enseigné pendant 17 ans la religion et la musique à l'école secondaire de Wädenswil (ZH), où il habite. Aujourd'hui, il se consacre à sa famille et à son art.

En Suisse alémanique, crèches et écoles travaillent avec les disques et le matériel pédagogique d'Andrew Bond.

End of insertion

CONCERTS POUR ENFANTS

Les «Lilibiggs Kinderkonzerte» ont lieu dans onze villes alémaniques de juin à septembre. L'événement coûte a un budget de 1,2 million de francs et attire en moyenne 45'000 petits et grands spectateurs à prix modique (9 francs le concert).

La manifestation a été lancée il y a 11 ans déjà. «J'avais invité le chanteur Linard Bardill pour l'anniversaire de mes enfants et 300 personnes sont venues!» explique l'organisateur Michael Furler. Andrew Bond a rejoint la tournée l'année suivante.

L'an dernier, la tournée a vécu sa première romande au Flon à Lausanne, sous le nom Dorémi-Famille, avec Minicroche, Sanshiro ou encore Sonia Grimm.

L'année prochaine, Dorémi-Famille sera à nouveau organisé, mais au Signal de Bougy. Les organisateurs souhaitent s'implanter durablement en Suisse romande.

Le programme «Concerts pour enfants» comprend encore «Le chapiteau» et la «Lilibigs Discofamille».

End of insertion

Cet article a été importé automatiquement de notre ancien site vers le nouveau. Si vous remarquez un problème de visualisation, nous vous prions de nous en excuser et vous engageons à nous le signaler à cette adresse: community-feedback@swissinfo.ch

Partager cet article