Alstom: 750 emplois menacés en Suisse
Le groupe industriel français Alstom projette de supprimer 4000 postes d'ici mars 2012. La Suisse fait partie des pays les plus touchés: 750 emplois sont menacés sur les 6200 recensés sur sol helvétique. Dans le canton d'Argovie, Alstom fait figure de plus grand employeur privé.
«Nous envisageons de supprimer 750 postes mais nous devons encore avoir des discussions avec les syndicats, négocier avec les partenaires sociaux», a indiqué lundi à l’ATS Daniel Schmid, responsable de la communication d’Alstom en Suisse.
Joint en France, Philippe Kasse, directeur de l’information générale du groupe, préfère lui ne pas avancer de chiffre. Et de souligner que la nouvelle vient de tomber et qu’aucune négociation n’a encore eu lieu.
Sur les 4000 postes concernés par ces suppressions, 1000 pourraient être éliminés par non-renouvellement de contrats temporaires et par les départs naturels. Les 3000 autres suppressions «seraient menées avec l’ensemble des mesures d’accompagnement disponibles», écrit Alstom dans un communiqué.
Le groupe français est entre autres connu comme concepteur du TGV, mais ce sont surtout ses activités dans le secteur des turbines et de centrales électriques qui sont concernées par ces mesures.
Ces suppressions de postes seront ainsi réparties «en Europe et en Amérique du Nord, dont les marchés des équipements neufs des centrales à charbon et des centrales à gaz ont été les plus affectés par la crise», écrit le groupe.
Alstom emploie 96’000 personnes dans le monde, dont 49’500 dans sa branche Power (fabrication de turbines et de centrales électriques).
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