Côte d’Ivoire: Alassane Ouattara fait libérer 70 prisonniers
(Keystone-ATS) Le camp de Laurent Gbagbo a appelé samedi à la réconciliation, moins d’une semaine après la chute de l’ex-président ivoirien. Son rival victorieux, le nouveau chef d’Etat Alassane Ouattara, a fait libérer près de 70 personnes retenues depuis lors à son quartier général.
Au pouvoir depuis 2000, M. Gbagbo a été arrêté lundi par les Forces républicaines (FRCI) de M. Ouattara, appuyées par la France et l’ONU, à l’issue d’une guerre de dix jours dans Abidjan et de près de cinq mois de crise post-électorale qui ont fait près de 900 morts, selon les Nations unies.
«Au nom de la paix, arrêtons la guerre», a déclaré le président du parti de Laurent Gbagbo, appelant aussi à libérer les personnes arrêtées, dont M. Gbagbo, afin qu’il prenne «part à la réconciliation nationale».
Libérations
Près de 70 personnes, membres de la famille et employés de maison, qui avaient été arrêtées lundi à sa résidence avec l’ex-président, ont été libérées samedi, a annoncé le gouvernement. M. Gbagbo a été placé mercredi en résidence surveillée dans le nord du pays. Selon son ex-ministre des affaires étrangères, il se trouve à Korhogo, la grande ville de la région et fief de son rival.
La Gambie a déclaré ne pas reconnaître M. Ouattara et affirmé que M. Gbagbo demeurait «le président légitime». A Paris, plusieurs milliers d’Ivoiriens, et à Londres, environ 200, ont manifesté pour célébrer la victoire d’Alassane Ouattara et remercier la France et l’ONU.
A Abidjan, le nouveau pouvoir reprend en main progressivement une situation chaotique, misant sur une réouverture imminente de l’administration.