Cinéma: fréquentation à la hausse, surtout en Suisse romande
Les cinémas suisses retrouvent des couleurs en 2026. La fréquentation a bondi de près d'un quart au premier semestre, avec une hausse plus marquée de 30% en Suisse romande, portée par plusieurs succès du box-office.
(Keystone-ATS) Les salles obscures ont retrouvé leur public. Au terme de la 21e semaine de l’année, les cinémas suisses avaient enregistré 4,68 millions d’entrées, soit près de 890’000 de plus qu’à la même période en 2025, selon les chiffres provisoires de l’Office fédéral de la statistique (OFS), publiés jeudi.
La progression est particulièrement marquée en Suisse romande, où la fréquentation grimpe de 30%. La hausse atteint 19% en Suisse alémanique et 42% au Tessin. «Cette croissance profite à l’ensemble du pays», souligne l’OFS, qui relève toutefois que l’équilibre entre les régions linguistiques reste globalement inchangé.
Parmi les locomotives du box-office figurent «Michael» en Suisse romande, un biopic consacré au roi de la pop Michael Jackson, «The Super Mario Galaxy Movie» en Suisse alémanique, nouvelle aventure du célèbre plombier de Nintendo, et «The Devil Wears Prada 2» au Tessin, suite du film culte sur les coulisses impitoyables du monde de la mode. À eux seuls, ces films ont attiré des dizaines de milliers de spectateurs supplémentaires au printemps.
Déclic à la mi-mai
Le déclic est apparu à la mi-mai. Lors de la 20e semaine de l’année, plus de 360’000 spectateurs se sont rendus au cinéma, contre moins de 100’000 un an plus tôt. En Suisse romande, «Michael» a réuni environ 28’000 spectateurs durant un seul week-end, tandis que «The Devil Wears Prada 2» en a attiré plus de 17’000.
Les exploitants restent prudents, mais les prochains mois pourraient confirmer la tendance. Très attendu, «The Odyssey» de Christopher Nolan revisitera l’épopée d’Ulysse avec une distribution prestigieuse. En décembre, le troisième volet de la saga «Dune», réalisée par Denis Villeneuve, poursuivra la fresque de science-fiction adaptée de l’œuvre de Frank Herbert. Les exploitants espèrent déjà voir se former de nouvelles files d’attente devant les salles.