Aujourd’hui en Suisse
Bonjour à vous, Suisses résidant à l’étranger,
C’est Olivier à Berne.
Certains villages suisses voient leur population inexorablement diminuer. Mais certains rivalisent d’ingéniosité pour contrer le phénomène. Découvrez-en un nouvel exemple dans notre sélection du jour.
Bonne lecture.
Bien que la Suisse soit un très petit pays, la situation démographique peut fortement varier selon les régions. Dans certaines zones, la population est dense et il est très difficile de trouver un logement. Dans d’autres en revanche, la population ne cesse de baisser.
Les régions à la peine démographiquement sont souvent placées dans des zones périphériques ou difficilement accessibles. C’est le cas du village saint-gallois de Quinten, accessible uniquement par bateau. Le village est coincé entre les rives du lac de Walenstadt et des flancs de montagne.
Les candidats ne se pressent pas pour venir habiter dans ce petit village, pourtant situé à peine à une heure de Zurich. Il ne compte plus que 38 habitants qui ont une moyenne d’âge de 56 ans.
Mais les habitants ne baissent pas le bras et multiplient les initiatives pour attirer une nouvelle population. La mesure qui fait le plus parler est une allocation pour enfant destinée à attirer de jeunes familles.
- Notre reportage dans le village de Quinten
- Récemment, notre datajournaliste montrait, chiffres à l’appui, pourquoi les enfants se font rares en Suisse
- Reportage de la RTSLien externe à Albinen, un village qui a acquis une notoriété mondiale grâce à sa méthode originale pour attirer de la population
- Au Tessin, on cède même des maisons à un francLien externe pour attirer des habitants
Tout le monde connaît la célèbre Silicon Valley en Californie, la Mecque des nouvelles technologies. Mais pourquoi ne pas faire de même dans le domaine de l’alimentation et de la nutrition?
C’est en tout cas l’idée de quatre institutions vaudoises qui ont décidé de se regrouper pour développer une «Valley» suisse dans ces secteurs. Son nom: la «Swiss Food & Nutrition Valley».
Cette initiative a été lancée lors du dernier Forum économique mondial de Davos. Elle est portée par le canton de Vaud, l’École polytechnique fédérale de Lausanne, l’École hôtelière de Lausanne et le géant agroalimentaire suisse Nestlé.
L’ancien conseiller national Fathi Derder, depuis longtemps impliqué dans la promotion de l’innovation, préside le projet. À ses yeux, la Suisse dispose de toutes les connaissances nécessaires pour jouer un rôle de leader à l’échelle mondiale dans le secteur.
- Découvrez le projet plus en détail dans l’article de notre collègue Samuel Jaberg
- Le même thème en son et en image sur le site de RTS infoLien externe
- Présentation du projet par Fathi Derder sur le site Heidi.newsLien externe
Les Suisses devront finalement voter sur le projet de congé paternité. La Chancellerie fédérale a officiellement annoncé mercredi que le référendum a abouti avec 54’489 signatures.
Pour mémoire, le projet adopté par le Parlement prévoit d’accorder aux nouveaux pères un congé de deux semaines financé par les allocations pour perte de gain.
On estime que ce congé paternité coûtera quelque 230 millions de francs par an. Le financement nécessitera un relèvement de 0,05 point des cotisations sociales concernées.
Le référendum a été lancé avec succès par l’Union démocratique du centre (UDC / droite conservatrice), avec le soutien de quelques membres des Jeunes libéraux-radicaux et du Parti démocrate-chrétien. Les opposants estiment le projet trop coûteux.
- L’annonce de l’aboutissement du référendum sur le site de la Tribune de GenèveLien externe
- Il existe actuellement une polémique sur le recueil de signatures pour les référendums et les initiatives suite aux révélationsLien externe de l’émission Mise au point de la RTS
- La présentation détaillée du congé paternité sur swissinfo.ch
Depuis début janvier, de forts vents se sont abattus sur l’Europe de l’Ouest, secouant un peu les arbres par endroit, mais occasionnant aussi parfois de gros dégâts.
Afin de savoir comment vous avez vécu ces tempêtes, nous avons sollicité votre participation. Nous vous avons demandé si vous aviez été touchés et si vous pensiez que l’augmentation de la fréquence des phénomènes météorologiques extrêmes était due au changement climatique?
Pour Antoine, la réponse est sans appel: «L’augmentation de la fréquence des phénomènes météorologiques extrêmes est due au changement climatique. C’est un fait scientifique, pas une opinion.» Fataliste, un autre utilisateur relève: «quand je vois camion sur camion sur l’autoroute au lieu d’utiliser les transports ferroviaires, les énergies renouvelables qui peinent à se développer, l’augmentation du nombre d’avions dans le ciel… je ne suis pas certain que l’on croie au changement climatique.» Gérard ironise et nous propose de poser la question à Donald Trump.
L’une de nos utilisatrices en Catalogne nous indique que le delta de l’Ebre a été ravagé et que la mer a pénétré 3km à l’intérieur des terres. Pour elle, une mauvaise gestion des barrages sur le fleuve et le changement climatique sont en cause. Marie-Claire confirme que c’est un désastre en Catalogne et que cela ne lui paraît pas normal. Catherine a plus de chance et n’a aucun dégât à déplorer dans le Val d’Oise (nord-ouest de Paris). En Bourgogne, chez Michèle, il y a eu un «bon coup de vent, sans plus», ce que confirme Axel pour la Franche-Comté (est de la France): «Quelques chutes d’arbres à déplorer, sans commune mesure avec la tempête de 1999.»
Pour continuer la discussion, cliquez làLien externe.
Pour lire notre dernier article sur les glaciers suisses, suivez ce lien.
Et pour savoir comment les scientifiques cherchent à comprendre les changements de notre planète, c’est par là.
Plus
Une Suissesse devrait perdre sa nationalité helvétique. En cause: ses liens avec le groupe terroriste Etat islamique.
Cette femme de 30 ans est née et a grandi à Genève. Elle a rejoint la Syrie en 2016 avec ses deux enfants. Sur place, elle y avait épousé un combattant de l’État islamiste, qui a été tué depuis.
La femme semble avoir laissé passer le délai de recours. La citoyenneté suisse devrait lui être retirée en début de semaine prochaine.
Il ne s’agirait que du second cas de retrait de nationalité depuis 1945. Un précédent cas avait eu lieu en septembre dernier.
- Les détails de l’affaire sur le site de RTS InfoLien externe
- Un article de notre collègue Marie Vuillemier expliquant comme il est possible de perdre la nationalité suisse
En conformité avec les normes du JTI
Plus: SWI swissinfo.ch certifiée par la Journalism Trust Initiative