Aujourd’hui en Suisse
Bonjour à vous,
C’est Pauline à Neuchâtel.
Le grand raout annuel des riches et des puissants de ce monde cède à son tour à la pression imposée par le coronavirus. Face à l’incertitude, l’édition 2021 du Forum économique de Davos, prévue la dernière semaine de janvier, est repoussée à l’été.
Le premier salon horloger depuis le début de la pandémie, les Geneva Watch days, a quant à lui débuté aujourd’hui. Ce qui ne veut pas dire que l’horlogerie s’en sort mieux que les autres, bien au contraire, mais l’un des vétérans du secteur veut croire que la crise est aussi une opportunité.
Une opportunité, c’est aussi comme cela que la Suisse et plusieurs cantons considèrent la géothermie. Cette technologie pourrait aider à atteindre les objectifs climatiques et les projets foisonnent actuellement: on vous en parle dans cette newsletter.
Très bonne lecture!
Le prochain Forum économique mondial (WEF) de Davos n’aura pas lieu en janvier. Le directeur général du WEF, Alois Zwinggi, l’a d’abord fait savoir cet après-midi à la radio alémanique Südostschweiz, peu avant l’envoi d’un communiqué de son organisation. La décision de reporter l’édition 2021 a été prise à cause du coronavirus, cinq mois avant la date prévue de l’événement.
«Les experts sont d’avis que nous ne pouvons pas le faire en toute sécurité en janvier», indique le communiqué. «Nous ne savons pas à quoi ressemblera la situation des voyages en janvier» et «nous ne savons pas non plus à quel point les gens sont prêts à venir à un événement majeur», a expliqué Alois Zwinggi à radio Südostschweiz.
Le but est aussi de ne pas compromettre Davos. «Nous devons à nos partenaires de prendre la décision au bon moment, afin que chacun puisse planifier et, surtout, qu’aucun frais ne soit encouru», a encore développé le directeur général du WEF.
Le prochain grand rendez-vous des puissants de ce monde est à ce stade repoussé au début de l’été. Le communiqué précise que les dates et le lieu du sommet seront transmis «lorsque nous aurons l’assurance que toutes les conditions sont remplies pour garantir la santé et la sécurité des participants et des hôtes.»
- Le communiquéLien externe du WEF
- Le Forum économique mondial de Davos 2021 est reporté à l’été – la dépêche de l’ATS
- L’articleLien externe (en allemand) de nos confrères de radio Südostschweiz
- Pour ses 50 ans, le WEF veut présenter un autre visage du capitalisme
- Dix choses à savoir sur le WEF
Le premier salon horloger depuis le début de la pandémie, les Geneva Watch Days, a débuté aujourd’hui. Cet événement sur quatre jours, qui se veut décentralisé, est destiné aux professionnels. Dix-sept marques vont exposer leurs modèles en boutique ou dans des suites d’hôtel.
Le salon intervient dans un contexte très tendu pour l’horlogerie suisse au sens large, durement affectée par la crise sanitaire. Les exportations sont en chute, les touristes étrangers aux abonnés absents. Et les difficultés de la branche plombent en particulier les sous-traitants, qui attendent toujours la reprise. Certains ont déjà dû fermer boutique.
La crise va laisser des traces dans le secteur horloger en Suisse, a prédit ce matin Jean-Claude Biver sur les ondes de la RTS. «On va se retrouver avec une quadruple concentration: des sous-traitants (…), idem pour les marques de montres et les magasins dans le domaine de la distribution. Les consommateurs, en temps de crise, essaient d’acheter des choses qui les rassurent et vont vers les forts», a déclaré le patron de la marque Hublot.
Mais l’ancien responsable des montres du groupe LVMH veut voir dans ces prédictions «effrayantes» une opportunité. «J’ai toujours pensé qu’il fallait être premier, différent et unique. Une crise est un moment privilégié pour se démarquer. Elle doit devenir votre alliée et pas votre ennemie», a-t-il affirmé. Selon lui, les indépendants et les petits artisans, les productions de niche, ont une véritable carte à jouer.
- L’interviewLien externe de Jean-Claude Biver dans la Matinale de La Première
- L’article completLien externe de RTSinfo.ch
- Point fort: Les horlogers suisses survivront-ils au 21e siècle?
- La Covid-19 met les montres suisses à l’arrêt
- Les huit choses que vous devez savoir sur l’horlogerie suisse
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Presque toute la Suisse romande avance désormais masquée. Les cantons de Fribourg et du Valais ont à leur tour annoncé aujourd’hui l’obligation de porter un masque dans les commerces. A Fribourg la mesure sera valable dès vendredi, en Valais dès le lundi 31 août. Cette règle est désormais valable dans toute la Suisse romande à l’exception du canton de Berne.
Les autorités se veulent par ailleurs rassurantes en ce qui concerne l’éventuel placement de la France en liste rouge. L’augmentation des cas dans l’Hexagone depuis quelques jours fait craindre que les voyageurs de retour de France soient prochainement soumis à l’obligation de quarantaine. Mais l’inscription d’un État sur cette liste n’est pas automatique, a rappelé aujourd’hui le porte-parole du gouvernement André Simonazzi.
La situation de la France a été discutée lors de la séance gouvernementale, mais aucune décision n’a été prise. Il faut dire qu’une telle mesure serait difficile à appliquer. Elle impliquerait un renforcement des contrôles aux frontières et l’armée devrait alors prêter main-forte aux garde-frontières, a pour sa part précisé le ministre Ueli Maurer.
Dans un article du jour, la Tribune de Genève fait toutefois le point sur vos droits si vous planifiez un voyage en France – ou si vous y êtes déjà. Le journal rappelle notamment que si le pays était placé en liste rouge, la quarantaine serait obligatoire même si la règle n’était pas encore en vigueur avant votre départ. Et que votre salaire n’est pas garanti si vous êtes en quarantaine sans possibilité de télétravailler.
- Coronavirus: la situation en Suisse – notre article actualisé
- Le suivi de la pandémie par nos confrères de RTSinfo.chLien externe
- La France sur liste rouge? La Suisse pondère – l’article de la Tribune de GenèveLien externe
- Que faire si vous avez prévu de vous rendre en France? – l’article (réservé aux abonnés) de la Tribune de GenèveLien externe
Le canton de Genève est considéré comme avant-gardiste en matière d’énergie thermique. La gare genevoise flambant neuve de Lancy-Bachet en est un bon exemple. Un projet-pilote prévoit d’y capter la chaleur générée par le train, sous les rails et dans les parois du tunnel, afin de l’utiliser pour chauffer et climatiser les bâtiments environnants.
Le projet Lancy-Bachet est une première suisse. Il s’inscrit dans la ligne d’autres projets pionniers comme Genilac, un projet d’échange thermique qui utilise l’eau du lac Léman pour refroidir et chauffer les bâtiments. Genève continue également à prospecter le sous-sol pour trouver de l’énergie géothermique, notamment sur le site d’essai de Lully.
La Suisse en général mise beaucoup sur la géothermie. Elle compte sur ces technologies pour atteindre ses ambitieux objectifs climatiques. Actuellement, les activités géothermiques se limitent à l’extraction et au stockage de l’énergie thermique. Près de 15% des systèmes de chauffage des bâtiments du pays utilisent des pompes à chaleur géothermiques et cet usage devrait augmenter à l’avenir.
Le pays est en revanche à la traîne en ce qui concerne la production d’électricité géothermique. Contrairement à ses voisins, la Suisse n’utilise pour l’instant pas la géothermie pour produire de l’électricité. L’Office fédéral de l’énergie voudrait que la Suisse suive le mouvement mais plusieurs projets de forages profonds ont connu des revers, comme récemment à Haute-Sorne dans le Jura.
- La Suisse continue de parier sur la géothermie – l’article de mon collègue Simon Bradley
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- Echo du projet de géothermie profonde au Palais fédéral – l’article du média régional RFJLien externe
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