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Les cornes de bouquetin sont très prisées de certains collectionneurs de trophées de chasse.

Aujourd’hui en Suisse

Bonjour à vous,

C’est Pauline à Neuchâtel. Alors que de plus en plus de cantons en font le fer de lance de leur politique de prévention contre la Covid-19, le masque alimente toujours les discussions. Selon un sondage, les Suisses le voient certes d’un meilleur œil qu’il y a un mois, mais les tergiversations initiales des autorités influencent toujours la perception d’une partie de la population.

Une bonne nouvelle pour les bouquetins du Valais: les collectionneurs étrangers de trophées n’auront plus d’autorisation pour venir les chasser. Certains étaient prêts à payer jusqu’à 20'000 francs pour pouvoir orner leurs murs des cornes d’un bouquetin des Alpes suisses.

Dans cette dernière newsletter de la semaine, on vous parle aussi des incertitudes qui planent sur l’avenir du Salon de l’Auto de Genève, et des inquiétudes pour les réfugiés palestiniens au Liban.

Excellente lecture et bon week-end!

De plus en plus de cantons font du masque le fer de lance de leur politique de prévention contre la Covid-19.
De plus en plus de cantons font du masque le fer de lance de leur politique de prévention contre la Covid-19. Keystone / Ennio Leanza

Le soutien au port du masque progresse en Suisse. C’est ce qui ressort du 5e sondage du genre mandaté par l’Office fédéral de la santé publique (OFSP). L’étude, présentée aujourd’hui, indique que «fin juillet, plus de quatre personnes sur cinq mentionnaient spontanément le port du masque» comme mesure permettant d’endiguer la propagation du coronavirus.


Obligatoire dans les transports publics de tout le pays, il l’est aussi désormais dans les commerces de plusieurs cantons. A Fribourg par exemple, la mesure est entrée en vigueur ce vendredi, et ce sera le cas à partir de lundi en Valais. Toute la Suisse francophone, à l’exception du canton de Berne, applique maintenant cette politique.

Pour autant, les tergiversations des autorités ont eu un impact durable sur l’opinion que les Suisses se font des masques. C’est ce que montre ma collègue Geraldine Wong Sak Hoi dans son article. D’après des experts, la position initiale du gouvernement, selon laquelle les masques étaient inutiles pour ne pas dire contreproductifs, continue à influencer l’attitude de certaines personnes aujourd’hui.

Par ailleurs, le sondage présenté par l’OFSP livre d’autres enseignements. On apprend ainsi que le nombre de téléchargements et d’activations de l’application SwissCovid progresse. Principale raison invoquée par les utilisateurs (1,5 million à l’heure actuelle): l’esprit de solidarité. L’inquiétude de la population par rapport à la pandémie, elle, est en légère progression.

Les cornes de bouquetin sont très prisées de certains collectionneurs de trophées de chasse.
Les cornes de bouquetin sont très prisées de certains collectionneurs de trophées de chasse. Keystone / Jean-christophe Bott

Le canton du Valais va mettre fin à la chasse aux trophées de bouquetins. La pratique sera abolie à partir de 2021, a fait savoir l’Etat du Valais. Dès lors, les chasseurs étrangers ne pourront plus obtenir d’autorisation de tir. La chasse aux bouquetins sera «effectuée uniquement par des chasseurs domiciliés en Valais ou titulaires d’un permis de chasse dans le canton».


Jusqu’à présent, de riches chasseurs du monde entier venaient en Valais dans le cadre de safaris. Certains étaient prêts à payer jusqu’à 20’000 francs pour pouvoir rapporter dans leurs valises un trophée apparemment très prisé: les cornes d’un beau bouquetin. Cette chasse, unique en Suisse, reposait sur des agences de voyage spécialisées et rapportait 650’000 francs par an au canton.

Si la pratique existait depuis une trentaine d’années, elle a été récemment mise en lumière par un reportage de l’émission «Mise au point» de la RTS. Sa diffusion fin 2019 avait créé une vague d’émotion dans l’opinion publique et avait été suivie du lancement d’une pétition réclamant l’interdiction de ce business, qui avait recueilli plus de 70’000 signatures.

Les bouquetins valaisans n’ont pas pour autant le champ totalement libre. Le communiqué du jour du canton du Valais précise que «le cheptel de bouquetins est en augmentation» et que «les tirs de régulation doivent être maintenus, voire augmentés ponctuellement, afin de garantir la bonne santé du cheptel et le maintien de son biotope.»

Un instantané de l édition 2019 du Salon de l Auto.
Un instantané de l’édition 2019 du Salon de l’Auto. © Keystone / Laurent Gillieron

Le Salon de l’Auto pourrait disparaître de Genève sous sa forme actuelle. C’est du moins la solution qui se dessine pour la fondation propriétaire de l’événement, selon des révélations de l’Agefi et de la Tribune de Genève cette semaine.


La première ronde de négociations pour une reprise par Palexpo, qui accueille traditionnellement la manifestation, a échoué. C’est un revirement de situation puisque jusqu’à présent, la solution de Palexpo comme seul repreneur semblait actée. Mais les deux parties ne sont pas parvenues à se mettre d’accord.

Si la porte n’est pas entièrement fermée, la piste d’un rachat par Palexpo n’est plus privilégiée. «Au vu de l’état des relations actuelles avec Palexpo SA, nous avons été contraints de considérer des propositions extrêmement attractives dans d’autres lieux en Suisse», a expliqué le directeur du Geneva International Motor Show (GIMS) ce vendredi à la RTS.

Du côté de Palexpo, on souligne que le modèle des salons de l’automobile est en perte de vitesse un peu partout dans le monde. «Ces salons doivent se réinventer totalement s’ils veulent perdurer», a déclaré le directeur de Palexpo SA Claude Membrez. Selon la RTS, «la solution la plus probable pour 2021 semble être un salon sur la mobilité».

L UNRWA est une agence de l ONU qui vient en aide aux réfugiés palestiniens au Proche-Orient.
L’UNRWA est une agence de l’ONU qui vient en aide aux réfugiés palestiniens au Proche-Orient. Keystone / Mohammed Saber

Depuis l’explosion qui a frappé Beyrouth au début du mois, l’aide d’urgence s’est mise en place mais l’avenir reste très incertain. Tamara Alrifai, porte-parole de l’UNRWA, le programme de l’ONU qui aide les réfugiés palestiniens au Proche-Orient, a confié à mon collègue Frédéric Burnand les inquiétudes de l’organisation.


L’UNRWA est en charge de 12 camps de réfugiés au Liban, où vivent actuellement quelque 200’000  Palestiniens. Parce qu’ils vivent en marge de la société libanaise, explique Tamara Alrifai, ils ont peu été directement affectés par la déflagration qui a frappé le cœur de la capitale. Ils risquent en revanche d’être les plus fragilisés par ses conséquences à long terme sur un pays déjà en crise économique, financière et politique.

Le statut juridique des réfugiés palestiniens au Liban est le plus restrictif du Proche-Orient. «Sur le plan légal, ils n’ont pas de nationalité, ni le statut de citoyens», explique Tamara Alrifai. Une quarantaine de professions leur sont interdites et «ils n’ont ni compte en banque, ni réserves, ni perspectives». Ils doivent encore faire face à une forte discrimination.

Cette population dépend donc fortement de l’UNRWA, perçue comme la seule structure à même de les aider. Mais l’agence de l’ONU est chroniquement sous-financée, surtout depuis le désistement des États-Unis, décrit la porte-parole. Elle compte désormais beaucoup sur la Suisse pour poursuivre son soutien financier mais aussi politique.





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