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Aujourd’hui en Suisse

Chères et chers Suisses d’ici et de partout,

«Hâte-toi lentement». Cela pourrait être la devise du Conseil fédéral en matière climatique. Il est vrai qu’au pays de la démocratie directe, on ne gouverne pas par décrets. Une initiative populaire qui veut interdire les carburants fossiles? Invendable en votation populaire, quand on voit que même le timide compromis de la loi sur le CO2 a capoté. Alors bien sûr, il fallait un contre-projet. On en connaît désormais les contours.

Et à part cela, il sera question de Covid long, de logiciel espion et d’une start-up qui mise sur la mobilité durable.

Bonne lecture,

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Keystone / Alessandro Della Bella

Le Conseil fédéral veut aussi atteindre la neutralité carbone en 2050, mais sans interdire les carburants fossiles. Il a dévoilé hier son contre-projet à l’initiative sur les glaciers. Après le récent échec en votation de la nouvelle Loi sur le CO2, c’est la prudence qui semble prévaloir à Berne.


Le gouvernement veut remplacer l’interdiction générale des agents énergétiques fossiles prévue dans l’initiative par une obligation de réduire leur consommation. Il veut ainsi prendre en compte la situation particulière des régions de montagne et des régions périphériques, généralement moins bien desservies en transports publics que les zones urbaines.

Pour le Conseil fédéral, la leçon de la votation sur la Loi CO2, c’est qu’il ne faut «pas punir, mais offrir à tous une vie compatible avec les besoins climatiques». L’initiative populaire pour les glaciers a été déposée en novembre 2019 munie de plus de 112’000 signatures récoltées en sept mois. Elle a été lancée par l’Association suisse pour la protection du climat et la date de la votation n’est pas encore fixée.

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Discussion
Modéré par: Sara Ibrahim

Non à la Loi sur le CO2: les Suisses ne sont-ils écolos que quand ils ne risquent pas de passer à la caisse?

Les «riches» Suisses appliquent-ils le principe «il est juste et bon de protéger le climat, mais cela ne doit rien me coûter»?

15 Commentaires
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Malade au lit
Keystone / Andreas Gebert

Il pourrait concerner entre un cinquième et un tiers des patients qui ont contracté le virus! Il, c’est le Covid long, qui reste essentiellement une énigme pour les chercheurs, suisses y compris. Nous avons tenté de faire le point sur ce que l’on sait de cette maladie totalement nouvelle et de son impact sur le système de santé et sur l’économie.

Fatigue, essoufflement, maux de tête, douleurs musculaires perte du goût et de l’odorat, conscience brumeuse, voire dépression: tous ces symptômes qui durent encore au moins trois semaines après une infection peuvent être ceux du Covid long. Et ils peuvent perdurer pendant des mois – si ce n’est davantage.

Par rapport à d’autres pays, la Suisse obtient de bons résultats en matière de recherche sur le Covid long. Elle a été l’un des premiers pays à s’engager dans cette voie, avec le Royaume-Uni et les États-Unis. Mais au vu de la taille du pays, les chercheurs doivent se contenter de petits échantillons et butent sur la difficulté de relier les bases de données les unes avec les autres – fédéralisme oblige.

Ecran d ordinateur
© Keystone

La Suisse utilise-t-elle aussi le fameux logiciel espion israélien Pegasus? Selon une information de la RTS, elle en a en tous les cas un similaire. «Pour des raisons de protection des tactiques d’enquête, et selon les modalités contractuelles, nous ne donnons aucun détail sur la technologie utilisée», a cependant indiqué la police fédérale.


Selon nos confrères, la justice suisse fait appel à ce logiciel de manière ciblée, en dernier recours et pour les seules affaires graves. Il a ainsi été utilisé dans 12 cas en 2019 et dans 13 affaires en 2020, le Ministère public vaudois l’a utilisé par exemple en 2019 pour une affaire de traite d’êtres humains et une affaire de drogue.

Le logiciel Pegasus, développé par la société israélienne NSO, est au cœur d’un vaste scandale de cyber-espionnage révélé le mois dernier par un consortium de médias internationaux. Certains États auraient abusé impunément du logiciel pour mettre sous surveillance des centaines de journalistes, de personnalités politiques, d’avocats ou de militants des droits de l’homme.

Francine Gervazio
Avrios

Elle est la seule entreprise suisse parmi les 100 pionniers technologiques sélectionnés cette année par le Forum Économique Mondial (WEF). Et elle est dirigée par une femme. La chose est suffisamment rare dans ce pays pour mériter un portrait. Elle, c’est Avrios, start-up basée à Zurich et spécialisée dans la gestion de flottes de véhicules.


Avant elle, des noms comme Airbnb, Google, Spotify ou Twitter ont fait partie des pionniers technologiques du WEF. Avrios emploie 50 employés de 20 nationalités différentes et a réussi à lever une trentaine de millions de francs en deux rounds de financement.

Pour la directrice Francine Gervazio, ce statut de pionnier technologique va permettre à l’entreprise de prendre part à des discussions importantes sur le futur de la mobilité. Et dans ce domaine, Avrios fait la promotion de solutions durables, comme le remplacement des voitures à essence par des véhicules électriques.

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