Aujourd’hui en Suisse
Bonjour à vous, Helvètes du monde,
Quand les médias suisses expliquaient, l’an dernier, être restés à l’écart de l’investigation internationale «Suisse Secrets», car le risque juridique était trop important pour eux, les réactions oscillaient entre indignation et incrédulité.
Force est de constater que leurs inquiétudes étaient justifiées, et que le droit helvétique ne plaisante pas du tout avec les données obtenues de manière illicite. Faisant suite à une plainte de Credit Suisse, le parquet fédéral a lancé une enquête pour identifier le lanceur d’alerte à l’origine de la fuite.
Excellente lecture,
Il y a presque un an, les «Suisse Secrets» faisaient la une de 48 médias internationaux et ébranlaient la place financière suisse. Des documents concernant 18’000 comptes de Credit Suisse, transmis par un lanceur d’alerte anonyme, indiquaient que la banque aurait hébergé pendant des décennies des milliards pour le compte de dictateurs, de réseaux criminels et espions.
L’auteur de cette fuite de données est désormais poursuivi pour espionnage économique, révèle Gotham City. Le Ministère public de la Confédération l’a confirmé au site spécialisé dans la criminalité économique et partenaire de swissinfo.ch.
L’enquête a été ouverte sur plainte de Credit Suisse pour «service de renseignements économiques, violation du secret d’affaires et du secret bancaire». Le parquet a dû obtenir l’aval du Conseil fédéral pour lancer la procédure, car le premier délit est considéré comme une «infraction politique». Credit Suisse n’a pas souhaité commenter, précise Gotham City.
Alors que plus de 160 journalistes de 39 pays avaient pris part aux «Suisse Secrets», les médias suisses s’étaient abstenus par crainte d’une plainte, ce qui avait suscité de nombreuses réactions. «Le risque juridique était simplement trop grand», avait alors expliqué le groupe Tamedia en pointant l’article 47 de la loi sur les banques, qui criminalise l’usage de données volées.
- Le parquet fédéral veut identifier la source des Suisse Secrets – l’article de Gotham CityLien externe
- Les procureurs fédéraux enquêtent sur le vol de données chez Credit Suisse – dans les journaux romands de TamediaLien externe (sur abonnement)
- Quand le droit fait obstacle à la liberté de la presse – l’interview de Dominique Strebel, juriste journaliste d’investigation (juin 2022)
- La liberté de la presse aux prises avec la loi suisse sur le secret bancaire (février 2022)
- Credit Suisse aurait hébergé des milliards pour des clients sulfureux
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Si Davos est connue pour accueillir le Forum économique mondial (WEF), la station abrite aussi des instituts de recherche renommés. Désormais, elle compte en plus un nouveau laboratoire international de recherche sur l’intelligence artificielle (IA).
Fondé par le neuroscientifique zurichois Pascal Kaufmann, le Lab42 a ouvert ses portes en juillet 2022 dans une villa historique de Davos. Des scientifiques du monde entier y planchent sur des algorithmes capables d’égaler l’intelligence humaine. Mais leur souci est de développer une IA au service de l’humanité et politiquement «neutre».
Le fondateur du Lab42 et le maire de Davos sont convaincus que la Suisse a le potentiel de contrebalancer l’influence de la Chine et des États-Unis, deux pays qui utilisent l’IA pour servir leurs intérêts. «À l’échelle mondiale, nous avons besoin d’un troisième pôle de recherche en IA qui ne fonctionne ni comme une entreprise, ni comme une firme d’État», explique le maire Philipp Wilhelm.
Financé par des donations, le Lab42 emploie à ce jour une douzaine de talents. Mais il aspire à développer un réseau bien plus vaste et tente d’attirer les cerveaux les plus affûtés de la planète au moyen de compétitions en ligne. «Pour réaliser une véritable percée, il est nécessaire que des centaines de milliers de scientifiques travaillent ensemble», assure Pascal Kaufmann.
- Un pôle de recherche en intelligence artificielle «neutre» voit le jour à Davos – l’article de ma collègue Sara Ibrahim
- Et son article sur la recherche en médecine à Davos
- L’intelligence artificielle au secours des enfants nés avec une fente labiale et palatine – l’article de ma collègue Ying Zhang
- La Suisse, laboratoire des robots de demain – notre Point fort
La pénurie de médicaments s’aggrave en Suisse, au point que l’Approvisionnement économique du pays (AEP) juge désormais la situation «problématique». Paracétamol, sirops pour enfant ou encore antibiotiques font partie de la longue liste de médicaments indisponibles ou disponibles en quantités limitées.
Si la situation n’est pas nouvelle, elle s’est encore aggravée ces dernières semaines. Plusieurs facteurs sont en cause, notamment la pandémie de Covid, des chaînes d’approvisionnement de plus en plus vulnérables et de nombreux retraits du marché de produits difficilement substituables. Outre les hôpitaux, les pharmacies et les cabinets médicaux sont touchés.
Une task force a déjà été créée afin de trouver des solutions à court terme. Des mesures à moyen et long terme sont également en train d’être évaluées. Elles visent avant tout à détecter plus vite et de manière plus large les perturbations pour mieux les gérer.
Ce jeudi dans la presse alémanique, le pharmacien en chef bernois Enea Martinelli en appelle au gouvernement, estimant que les cantons ne doivent plus être les seuls responsables de l’approvisionnement en médicaments. La Confédération ne s’occupe pour l’heure que des médicaments vitaux et de l’approvisionnement en soins aigus.
- La communication de l’OFAELien externe
- Le sujet de RTSinfo.chLien externe
- L’interview d’Enea Martinelli résumée en français par l’ATS et sa version originale (sur abonnement) dans la Berner ZeitungLien externe
- Face à la pénurie de médicaments, un début de réaction – l’article du TempsLien externe (sur abonnement)
Le cantonnier de la ville de Fribourg, Michel Simonet, fait actuellement l’objet d’un buzz mondial sur les réseaux sociaux, raconte le Blick. Il était déjà une petite célébrité locale depuis la publication, il y cinq ans, de son livre «Une rose et un balai». Un recueil de réflexions sur son métier d’employé de voirie, vendu à des dizaines de milliers d’exemplaires.
Il doit désormais à une vidéo tournée à la volée dans la rue un regain de notoriété. Le photographe Davide Nestola, qui immortalise des personnes ordinaires, a posté sur internet une vidéo consacrée au balayeur-auteur fribourgeois. Traduite en anglais, elle a été vue 3,5 millions de fois et a recueilli plus de 350’000 mentions «J’aime».
Le sexagénaire dit avoir tout de suite constaté l’effet de la vidéo dans la rue. «Lorsqu’on parlait de moi dans la presse ou à la RTS, j’étais connu des gens de mon âge, dit-il au Blick. Ces jours, il y a beaucoup de jeunes qui me sourient, parce qu’ils m’ont vu sur Instagram ou TikTok.»
La vidéo a aussi dopé les ventes de son livre. Charly Vauthey, patron de la petite maison d’édition «Faim de siècle», a raconté au site fribourgeois Frapp avoir soudain reçu des commandes qui venaient «des États-Unis, d’Australie et d’un peu partout dans le monde» pour le petit format de 128 pages.
- Grâce à Instagram, un balayeur fribourgeois devient une star mondiale – l’article du BlickLien externe
- «Ce buzz s’inscrit dans le miracle Michel Simonet»- l’article de FrappLien externe
- Michel Simonet interviewé par la RTSLien externe en novembre 2021
Après l’échec des négociations sur l’accord-cadre institutionnel, la Suisse et l’UE tâtent le terrain afin de déterminer à quoi pourraient ressembler leurs futures relations, mais les incertitudes restent nombreuses. swissinfo.ch ouvre le débat et vous invite à y participer!
Quelles conséquences pour les quelque 450’000 Suisses qui travaillent, étudient ou profitent de leur retraite dans un pays de l’UE? Êtes-vous directement concerné? Avez-vous une opinion à ce sujet? Nous en débattrons le 10 février à Berne avec Astrid Epiney et René Schwok, deux des plus éminents spécialistes de la question européenne en Suisse romande.
Si vous souhaitez participer au débat filmé et poser une question à distance à l’un de nos deux invités, vous pouvez contacter notre animateur: samuel.jaberg@swissinfo.ch. L’émission sera diffusée sur notre site et nos différentes applications dans les jours qui suivent l’enregistrement.
- Comment les Suisses de l’étranger s’informent sur l’actualité politique
- Les Suisses de l’étranger ont-ils assez de pouvoir? – revivez notre premier débat en vue des élections fédérales de cet automne
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