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Le Dr Tedros, chef de l OMS

Aujourd’hui en Suisse

Chères lectrices, chers lecteurs,

Alors que le Covid-19 ne semble plus qu’être un mauvais souvenir, à Genève, les 194 pays membres de l’OMS s’apprêtent à réfléchir, une fois de plus, aux leçons à tirer de la pandémie.

Le plus difficile sera de faire avancer le futur traité sur les pandémies. Censé permettre au monde de mieux affronter la prochaine urgence sanitaire, il doit être prêt dans un an. Aujourd’hui, son contenu reste un mystère.

Aussi dans cette sélection du jour: la place de Bâle au rang des pôles de pharma, le retard suisse en matière de biodiversité, et la menace d’une plainte contre la Suisse du fonds souverain qatari.

Bonne lecture,

Le Dr Tedros, chef de l OMS
© Keystone / Martial Trezzini

Les 194 membres de l’Organisation mondiale de la santé se rencontrent dès dimanche à Genève. Au sommet de l’agenda: un traité sur les pandémies, dont les contours restent flous.

Celui-ci devrait permettre à la communauté internationale de mieux se préparer et mieux répondre à la prochaine crise sanitaire. Pour rappel: l’Assemblée mondiale de la santé – l’organe de prise de décision dans lequel sont représentés tous les pays membres de l’OMS – avait décidé fin 2021 de lancer des négociations sur un tel instrument.

Mais certains de ses aspects sont très sensibles. Un accord sur le partage de données entre les pays en échange d’un engagement à partager les vaccins, les médicaments et les diagnostics semble particulièrement difficile à atteindre. Le retard dans la publication des données du gouvernement chinois sur le Covid-19 est l’une des raisons pour lesquelles son origine exacte pourrait ne jamais être connue.

Le temps presse. L’objectif fixé est d’aboutir à un traité d’ici la prochaine assemblée annuelle en mai 2024. En attendant, certaines ONG déplorent ne pas être suffisamment incluses dans les négociations. Elles craignent notamment que le traité néglige la question des droits humains.

Les deux tours de Roche à Bâle
© Keystone / Michael Buholzer

Lors de la pandémie, les projecteurs se sont tournés sur les pôles pharma de Boston et Oxford, laissant Bâle dans l’obscurité. De quoi lui faire perdre sa place parmi les grands? L’analyse du Temps.

En un mot, la réponse est: non. Mais la concurrence est rude. En dix ans, les investissements dans les start-up pharmaceutiques du Massachusetts ont été multipliés par dix. Alors que la collaboration entre le laboratoire AstraZeneca et l’Université d’Oxford sur les vaccins Covid a fait la une de la presse mondiale.

Mais Bâle peut se targuer d’accueillir deux des géants du secteur: Roche et Novartis. Ces derniers attirent bon nombre d’autres entreprises qui ensemble créent un écosystème assurant l’innovation. Résultat: 20% des entreprises des biotechnologies en Europe ont leur siège en Suisse.

Il semble d’ailleurs plus juste de parler d’écosystème suisse. Car les régions lémanique et zougoise accueillent elles aussi des entreprises du secteur. Des pôles pouvant être reliés en trois heures de route et qui emploient ensemble 47’000 personnes en Suisse.

Une abeille au bord de l autoroute
© Keystone / Gabriel Monnet

La Suisse est mauvaise élève lorsqu’il s’agit de protéger la biodiversité. En Europe, elle est même dernière de classe.

10,8%: c’est la part du territoire helvétique consacrée aux zones de protection de la biodiversité. Dans l’Union européenne, ce pourcentage s’élève en moyenne à 26,4%. Alors que l’objectif international est d’atteindre 30% d’ici 2030. Un constat qui fâche l’organisation Birdlife Suisse.

Celle-ci dénonce l’inaction politique suisse et appelle le Parlement à agir. Elle dénonce le refus d’une commission du Conseil des États du contre-projet indirect à l’initiative sur la biodiversité. Selon l’ONG, la Suisse n’a fait aucun progrès sur les zones de protection depuis plus de dix ans.

Le dernier examen de l’OCDE a également mis en évidence le retard du pays. Il soulignait que les listes rouges suisses des espèces et milieux naturels menacés étaient parmi les plus longues des pays industrialisés. En Suisse, plus d’un tiers des espèces et la moitié des habitats sont menacés.

Une personne marche devant Credit Suisse à Zurich un jour de pluie.
© Keystone / Michael Buholzer

Le fonds étatique du Qatar envisage d’attaquer en justice la Suisse. Motif: les pertes subies lors de la chute de Credit Suisse.

Le «Qatar Investment Authority» – fonds souverain qatari (QIA) – a mandaté un cabinet d’avocats pour voir si et dans quelle mesure il pourrait faire valoir des prétentions contre la Suisse, selon les sources de l’agence Reuters.

Il s’agit d’une phase d’évaluation et il n’est donc pas encore question de plainte. Le QIA était le deuxième plus grand actionnaire de l’ancienne deuxième banque suisse. Sa perte liée au rachat forcé de Credit Suisse par UBS est estimée à environ 330 millions de dollars.

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Modéré par: Katy Romy

Après la chute de Credit Suisse, comment éviter une nouvelle débâcle dans le secteur bancaire helvétique?

Le rachat de Credit Suisse par UBS sera le sujet de notre prochain débat filmé Let’s Talk. Partagez votre avis avec nous!

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