Aujourd’hui en Suisse
Chères lectrices, chers lecteurs,
La question de l’utilisation de nos données est aujourd’hui sur toutes les lèvres. Mais saviez-vous qu’une petite quarantaine de personnes seulement travaillent au service du préposé fédéral à la protection des données – chargé de se pencher sur une multitude de cas problématiques?
Une nouvelle loi, qui entrera en vigueur à l’automne, devrait leur permettre une plus grande marge de manœuvre.
Bonne lecture,
ChatGPT, déploiement de Microsoft 365 au sein de la Confédération, récolte de données biométriques par les CFF. En Suisse comme ailleurs, la question de l’utilisation des données est brûlante.
Ces jours-ci, Adrian Lobsiger, préposé fédéral à la protection des données, et son équipe de 41 personnes sont sollicités sur tous les fronts. Le 1er septembre, une nouvelle loi sur la protection des données devrait toutefois insuffler une bouffée d’air frais. Avec notamment «quelques postes supplémentaires» pour son service, déclare-t-il au Temps.
En avril, alors que l’Italie interdisait – à tort ou à raison – ChatGPT, le préposé suisse n’avait pu que recommander aux utilisateurs et utilisatrices d’en «faire un usage conscient». Pour rappel, ce robot conversationnel n’est pas transparent sur la façon dont il utilise les données.
«La nouvelle loi me donnerait le droit d’interdire une application de ce type», déclare Adrian Lobsiger, même s’il reconnaît qu’il n’est «pas clair» qu’il le ferait pour autant. Selon lui, il n’est pas «très pertinent» pour un petit pays comme la Suisse de fixer ses propres règles alors que l’Union européenne avance vite dans sa régulation de l’IA.
- Lire l’articleLien externe du Temps (abonnement)
- Lire l’articleLien externe de la RTS sur l’intensification des activités du préposé
- Lire l’article de mon collègue Marc-André Miserez sur ChatGPT
En 2022, pour la première fois en dix ans, la richesse financière mondiale a baissé. Mais pas celle de la Suisse, qui pendant ce temps a progressé.
Une progression de 2,5% pour un total de 5,4 milliers de milliards de dollars, selon une étude du Boston Consulting Group publiée mardi. Cette fortune nette (actifs financiers et corporels moins les dettes) place la Suisse au 14e rang mondial des plus riches.
Mais le pays alpin reste loin derrière les géants que sont les États-Unis ou la Chine. Ces derniers totalisent des fortunes de respectivement 144 et 76 milliers de milliards. La place financière suisse a reculé de 0,9%. Elle reste néanmoins au premier rang des centres financiers les plus importants pour les fonds venant de l’étranger.
En Suisse, moins de 0.008% de la population détient 21% des actifs financiers du pays. Ces 740 personnes, dites «super-riches», possèdent chacune plus de 100 millions de dollars. Au niveau global, ce sont 62’000 personnes qui détiennent 13% de la richesse mondiale.
- Lire la dépêche Keystone-ATS
- Lire l’article de mon collègue Matthew Allen
Les chiffres du canton de Neuchâtel dressent un sombre bilan de l’étendue des violences domestiques à l’encontre des femmes.
Entre 2012 et 2022, dix des onze homicides commis dans le canton ont concerné des violences domestiques. Pas plus tard que la semaine dernière, un nouveau féminicide avait d’ailleurs lieu à Neuchâtel.
«On ne peut malheureusement pas affirmer qu’on pourra éviter de nouveaux drames», a déclaré le conseiller d’État neuchâtelois en charge de la sécurité. La police neuchâteloise intervient en moyenne entre cinq et sept fois par semaine pour des violences domestiques, a indiqué son chef.
Neuchâtel fait partie des dix cantons participant dans un projet-pilote afin de juger de la pertinence du bracelet électronique dans ce domaine. Porté par l’agresseur, il doit permettre une intervention plus rapide de la police lorsqu’il se rapproche de sa victime et déclenche une alarme.
- Lire l’articleLien externe de la RTS
- Lire l’article de ma collègue Pauline Turuban sur le comptage des féminicides
Véritable icône des jardins suisses, l’étendoir à linge «Stewi», aux allures de parapluie retourné par un coup de vent, ne sera bientôt plus produit.
Car l’entreprise zurichoise Stewi, qui le produit depuis les années 1940, va déposer le bilan. Transmis de génération en génération, l’étendoir (ou étendage pour beaucoup de Suisses) revêt pour de nombreuses personnes une valeur sentimentale.
«J’ai souvenir de ma maman qui suspendait son linge dehors les jours d’été. Le souvenir aussi qu’il fallait vite le ranger quand l’orage arrivait», se remémore une habitante de Moutier dans le téléjournal de la RTS.
En l’absence de repreneur, la production du «Stewi» s’arrêtera. Mais une lueur d’espoir subsiste, des discussions sont en cours avec des personnes potentiellement intéressées de reprendre le concept, selon les actuels propriétaires.
- Voir le sujetLien externe de la RTS
- Lire le sujetLien externe de la SRF (en allemand)
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