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Aujourd’hui en Suisse

Chères et chers Suisses de l’étranger,

Avez-vous déjà soutenu une initiative ou un référendum en signant un formulaire?

Dorénavant, si vous n’inscrivez pas vous-même votre nom et votre adresse, votre signature sera déclarée invalide. Ce changement de pratique de la Chancellerie fédérale, qui n’a pas été officiellement communiqué, suscite des critiques.

Meilleures salutations de Berne,

Les initiatives populaires et les référendums, pour lesquels 100’000 et 50’000 signatures valables doivent être récoltées respectivement, font partie des piliers fondamentaux de la démocratie directe en Suisse.
Les initiatives populaires et les référendums, pour lesquels 100’000 et 50’000 signatures valables doivent être récoltées respectivement, font partie des piliers fondamentaux de la démocratie directe en Suisse. Keystone / Jean-Christophe Bott

Les comités d’initiative sont pris de court: des milliers de signatures ne sont plus valables, carla Chancellerie fédérale a modifié sa pratique.

Depuis l’introduction de cette nouvelle règle, les comités estiment qu’environ 5% des signatures sont invalidées. Une mesure introduite «quasiment du jour au lendemain», déplore un responsable de campagne cité par le quotidien alémanique Tages-Anzeiger.

Jusqu’ici, il était permis qu’un membre de la famille remplisse les noms et adresses sur un formulaire, chaque personne signant ensuite dans le champ prévu. Désormais, chacun doit inscrire ses propres données à la main. Cette mesure a pour but de prévenir la fraude aux signatures.

Ce n’est qu’après une demande du Tages-Anzeiger que la Chancellerie a informé les comités concernés. Les électrices et les électeurs, eux, l’apprennent aujourd’hui grâce aux révélations du journal. La Fondation pour la démocratie directe réclame un «moratoire et une période transitoire» d’au moins un an.

Un véhicule camouflé de l'armée suisse
Un véhicule camouflé de l’armée suisse Keystone / Peter Klaunzer

La Commission de la politique de sécurité du Conseil national propose d’autoriser les exportations d’armes vers des pays en conflit armé. La gauche s’y oppose fermement.

Les partis bourgeois ont réussi à s’imposer au sein de la commission par 16 voix contre 9. Leurs propositions vont encore plus loin que celles du Conseil fédéral. Elles prévoient que les armes suisses puissent désormais être exportées vers des pays impliqués dans des conflits internes ou internationaux. Toutefois, l’Ukraine ne devrait pas bénéficier de cette réglementation.

Les décisions relatives aux demandes d’exportation devraient également tenir compte des intérêts de la Suisse en matière de neutralité, selon la commission. Le Conseil national se prononcera en premier sur la proposition. Cela devrait avoir lieu lors de la session d’hiver en décembre.

Il est d’ores et déjà clair que le Parti socialiste (PS) et les Verts lanceront un référendum si le Parlement approuve la proposition de la commission.

Le siège du Swatch Group à Bienne
Le siège du Swatch Group à Bienne Keystone / Jean-Christophe Bott

L’événement n’a ni eu lieu aujourd’hui ni en Suisse, mais la nouvelle est intéressante. Lundi, les employés de 16 filiales de Swatch en Turquie ont fait grève.

Le fabricant biennois et un syndicat turc, qui représente environ 170 salariés des magasins Swatch et de deux boutiques Omega ainsi que du bureau national à Istanbul, ont négocié pendant des mois – sans parvenir à un accord.

Lundi, dès 10 heures, les employés ont donc débrayé et entamé une grève. Swatch avait proposé des augmentations de salaire de 25% pour le personnel de vente et de 5 à 15% pour les employés de bureau. Mais pour le syndicat, c’est insuffisant, alors que l’inflation en Turquie atteint 30%.

Pour le Swatch Group, ces revendications sont en revanche «irréalistes et totalement exagérées», selon un porte-parole cité par les agences. Le groupe n’a pas souhaité répondre aux questions de SRF News.

Le léopard, sédaté, a été transporté dans un zoo.
Le léopard sédaté a été transporté dans un zoo. X / SwissambNepal

L’histoire regorge d’exemples où des personnes ont trouvé refuge dans des ambassades. Dans l’ambassade de Suisse au Népal, c’est un léopard qui a tenté de se cacher.

Personne ne s’attendait à une telle visite. Mardi, un léopard a été capturé dans l’enceinte de l’ambassade de Suisse à Katmandou, la capitale népalaise. L’animal aurait cherché à fuir l’activité humaine, selon un responsable de la conservation cité par les autorités népalaises.

D’après les médias locaux relayés par SRF News, le félin s’était réfugié dans une étroite allée du site de l’ambassade. Le National Trust for Nature Conservation, la police népalaise et le service forestier local ont collaboré pour évacuer l’animal.

Pour cela, il a fallu anesthésier le léopard, âgé de quatre ans. Il a ensuite été transféré au zoo pour des soins et une observation. On ignore encore d’où il venait et comment il a pu pénétrer sur le terrain de l’ambassade, donc sur sol suisse.

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