Aujourd’hui en Suisse
Chères lectrices, chers lecteurs,
Le marché suisse du logement fait à nouveau beaucoup parler de lui ce mercredi. Ou plutôt: la question est de savoir qui a encore le droit d’y participer. Afin de détendre la situation sur le marché, le Conseil fédéral souhaite rendre plus difficile l’achat de logements par des personnes résidant à l’étranger.
Vous découvrirez dans ce briefing quelles mesures il a prévues à cet effet.
Bonne lecture!
La situation sur le marché suisse du logement est tendue. C’est pourquoi le Conseil fédéral a ouvert ce mercredi la procédure de consultation sur la révision de la Lex Koller.
Concrètement, les ressortissants d’États hors UE et AELE devraient à l’avenir devoir obtenir une autorisation pour acheter un logement en Suisse. S’ils quittent le pays, ils devraient en outre être tenus de revendre leur bien immobilier dans un délai de deux ans.
Des règles plus strictes devraient par ailleurs s’appliquer aux personnes résidant à l’étranger souhaitant acquérir des immeubles commerciaux. L’acquisition pour les besoins propres resterait autorisée, mais les investissements purement financiers, par exemple en vue de la mise en location, seraient interdits.
Afin de limiter l’achat de résidences secondaires par des personnes résidant à l’étranger, le Conseil fédéral entend aussi réduire les contingents cantonaux d’autorisations. De plus, il serait en principe interdit à ces personnes d’acquérir des parts cotées en bourse de sociétés immobilières résidentielles ainsi que des parts de fonds immobiliers régulièrement négociées sur le marché.
Le Conseil fédéral s’est en outre à nouveau penché sur le budget 2027. Il indique que le paquet d’allégement 27 adopté par le Parlement ne suffit pas à résorber le déficit prévu pour l’exercice 2027. Concrètement, un déficit structurel d’environ 600 millions de francs subsisterait, raison pour laquelle le Conseil fédéral a décidé de nouvelles mesures. Celles‑ci incluent notamment une redistribution des fonds entre l’encouragement national de la recherche et de l’innovation et les programmes-cadres de recherche de l’Union européenne.
«Une fin immédiate des combats au Liban»: telle est la demande formulée dans un communiqué commun de dix États, dont la Suisse.
Cet appel fait suite à une première rencontre à Washington entre des représentants israéliens et libanais, qui doit ouvrir la voie à l’engagement de négociations directes entre les parties au conflit. Les pays signataires se disent «profondément préoccupés par la détérioration de la situation humanitaire et par la crise des déplacements de population au Liban», indique le communiqué.
Les dix États exigent le «respect du droit international humanitaire» afin de préserver la dignité humaine, de limiter les dommages causés à la population civile et de permettre l’acheminement de l’aide humanitaire. «Nous condamnons avec la plus grande fermeté les actes qui ont conduit à la mort de soldats de la paix des Nations unies et qui ont considérablement accru les risques encourus par le personnel humanitaire dans le sud du Liban», précise encore le texte.
Gagner plus qu’un conseiller fédéral? Le groupe d’intelligence artificielle Anthropic, développeur du modèle linguistique Claude, étend son site de Zurich et recherche des spécialistes – avec à la clef un salaire annuel compris entre 280’000 et 680’000 francs.
Une rémunération supérieure à la moyenne du secteur pour les développeurs en IA en Suisse. Selon une analyse de la plateforme d’emploi Swissdevjobs.ch, le salaire annuel moyen pour les ingénieurs en IA dans le pays s’élève à 113’600 francs.
Toutefois, les niveaux supérieurs de la fourchette salariale proposée par Anthropic ne sont accessibles qu’aux tout meilleurs profils, comme l’explique Gregory Tomasik de Swissdevjobs.ch au Tages-Anzeiger. Cela s’accompagne d’attentes élevées en matière de performance et d’engagement.
Le salaire annuel proposé par Anthropic s’inscrit dans la tendance du marché mondial: aux États‑Unis aussi, les grandes entreprises technologiques tentent d’attirer les meilleurs talents avec des packages de rémunération parfois extrêmement élevés.
Cette année, le fabricant suisse de poêles et de casseroles Kuhn Rikon fête son 100e anniversaire. À cette occasion, le Tages-Anzeiger a visité le hall de production dans la vallée zurichoise de la Töss.
«Nous faisons encore beaucoup de choses à la main ici. Dans d’autres usines, la production est bien plus automatisée», explique le responsable de production Javier Castilla au quotidien. Ainsi, certaines étapes de travail rappellent la longue tradition de l’usine: «Un ouvrier âgé, vêtu d’un bleu de travail, frappe le dessous de chaque casserole avec une tige métallique. Au son produit, il reconnaît si le fond a été correctement brasé», observe le Tages-Anzeiger.
Kuhn Rikon emploie 270 personnes dans le monde, dont une quarantaine travaillent dans la production sur le site du Tösstal. Le fabricant de poêles entend continuer à maintenir ce site en Suisse. Environ 30% de ses produits sont fabriqués dans le pays, 10% ailleurs en Europe et 60% en Chine. À ce sujet, le directeur général Tobias Gerfin déclare: «Les produits européens sont souvent plus chers et leur qualité n’atteint pas tout à fait celle des produits chinois.» Aujourd’hui, le label «Made in China» serait ainsi synonyme de qualité supérieure.
Grâce aux poêles meilleur marché fabriquées en Chine, il est possible de maintenir une production nationale coûteuse. Celle‑ci approvisionne avant tout le marché suisse, où Kuhn Rikon réalise 45% de son chiffre d’affaires. «Les clients suisses aiment acheter des marques suisses», souligne le dirigeant de l’entreprise, Tobias Gerfin. Environ deux tiers des produits vendus en Suisse portent ainsi le label «Swiss Made».
Mais même pour le marché suisse, l’entreprise dépend d’une production à bas coûts à l’étranger. «Sans ce modèle hybride, notre entreprise serait probablement deux fois plus petite sur le marché suisse», affirme Tobias Gerfin.
Texte traduit de l’allemand/op
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