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Aujourd’hui en Suisse

Chères lectrices, chers lecteurs,  

À un peu plus d’un mois de la votation du 14 juin, la Société suisse de radiodiffusion et télévision (SSR) a publié son premier sondage afin de prendre le pouls de l’électorat en Suisse et parmi les Suisses de l’étranger. En quoi vos préférences de vote diffèrent-elles de celles de la population résidant dans le pays? Poursuivez votre lecture pour le découvrir.

Il y a aussi une bonne nouvelle pour les Suisses de l’étranger originaires du Valais et attachés à l’exercice de leurs droits civiques: ils pourraient bientôt être appelés à se prononcer sur un plus grand nombre d’objets cantonaux. Ce changement n’est toutefois pas sans susciter des inquiétudes.

Bonne lecture!

Membre du service civil travaillant en forêt
Le premier sondage en vue de la votation du 14 juin révèle un soutien plus net au référendum sur la réforme du service civil qu’à l’initiative «Non à une Suisse à 10 millions!», aussi bien en Suisse que parmi les Suisses de l’étranger. Keystone / Christian Beutler

À un peu plus d’un mois de la votation du 14 juin, la Société suisse de radiodiffusion et télévision (SSR) a publié son premier sondage. Les deux objets fédéraux à l’ordre du jour sont l’initiative visant à limiter la population «Non à une Suisse à 10 millions!» et le référendum contre la réforme du service civil.

Concernant l’initiative sur l’immigration, le sondage met en évidence un «match nul à tous les niveaux», explique Lukas Golder, de l’institut gfs.bern, qui a réalisé l’enquête pour le compte de la SSR. Partisans et opposants à l’initiative sont à égalité, avec 47% chacun, ce qui signifie que les 6% d’indécis pourraient jouer un rôle décisif le 14 juin.

Le sondage montre que 55% des Suisses de l’étranger sont opposés ou plutôt opposés à l’initiative, tandis que le soutien atteint 38% – un niveau nettement inférieur à celui observé en Suisse. «C’est un schéma typique, dans la mesure où la communauté suisse à l’étranger a tendance à percevoir l’immigration comme une opportunité», explique Lukas Golder.

Quant au référendum sur la réforme du service civil, une majorité de 52% soutient la modification de la loi sur le service civil. Les niveaux d’opposition sont presque identiques en Suisse et à l’étranger, avec respectivement 40% et 41%. En revanche, la part d’indécis est nettement plus élevée parmi les Suisses de l’étranger (16%) que parmi les électeurs en Suisse (8%).

Séance du Grand Conseil valaisan
Le Grand Conseil valaisan a très largement soutenu l’idée d’étendre les droits politiques des Valaisans de l’étranger. Keystone / Cyril Zingaro

Les droits politiques des Valaisans de l’étranger vont bientôt être étendus. Ils pourront participer aux votations cantonales et à l’élection du Conseil des États. Actuellement, leur participation se limite à l’élection du Conseil national.

La proposition en ce sens a reçu hier un large soutien au sein du parlement valaisan. Toutes les formations politiques, à l’exception de la section haut-valaisanne de l’Union démocratique du centre (UDC), ont soutenu le texte, qui a été adopté par 106 voix contre 20.

Le Valais rejoindra ainsi les cantons de Berne, Fribourg et Genève, qui permettent déjà aux Suisses de l’étranger d’élire leurs deux représentants au Conseil des États. Des préoccupations logistiques subsistent toutefois, en particulier en cas de second tour.

Pour les Suisses de l’étranger vivant loin de la Suisse, le délai d’acheminement des documents de vote, d’environ trois semaines, peut s’avérer très court. Comme swissinfo l’a déjà rapporté, les Suisses de l’étranger se plaignent depuis longtemps du fait que le matériel de vote arrive souvent trop tard, voire pas du tout. Les frais postaux pour le renvoi des bulletins constituent également une source de frustration pour celles et ceux qui souhaitent exercer leur droit de vote depuis l’étranger.

Des voitures à un poste-frontière genevois.
Des frontaliers français au poste frontière de Moillesulaz, près de Genève. Keystone / Christian Beutler

À la mi-avril, l’Union européenne s’est accordée sur une réforme de l’indemnisation du chômage des travailleurs frontaliers. Il était déjà attendu que ces changements entraînent un coût important pour la Suisse. Le Secrétariat d’État à l’économie (Seco) a désormais publié ses premières estimations.

Selon cette réforme, les travailleurs frontaliers au chômage ne percevraient plus leurs indemnités du système d’assurance-chômage de leur pays de résidence, mais de celui du pays où ils ont exercé leur dernière activité professionnelle. Ce changement entraînera des coûts importants pour les pays comptant un nombre important de frontaliers, comme le Luxembourg, mais aussi la Suisse.

Le Seco table sur des coûts additionnels compris entre 600 millions et 900 millions de francs par an. Ce dernier souligne toutefois que ces estimations restent incertaines, la Suisse disposant de données limitées sur les travailleurs frontaliers au chômage. La RTS rapporte que près de 25’000 travailleurs frontaliers résidant en France se sont retrouvés au chômage en 2024 après avoir précédemment travaillé en Suisse.

Le système actuel est financièrement avantageux pour la Suisse. Bien que la Suisse rembourse aux pays voisins les indemnités de chômage versées, elle conserve néanmoins environ 300 millions de francs provenant des cotisations à l’assurance-chômage des travailleurs frontaliers. Avec la nouvelle réforme européenne, cette situation pourrait s’inverser et se traduire par un déficit annuel.

Mais avant que le règlement puisse entrer en vigueur, il doit encore être approuvé à la fois par le Conseil des États membres et par le Parlement européen à Bruxelles. Par ailleurs, l’application n’est pas automatique pour la Suisse et pourrait faire l’objet de négociations.

Mesures sur un glacier
Du matériel utilisé pour mesurer le mouvement des glaciers repose sur la glace au dessus de Gletsch, dans le canton du Valais. Keystone / Peter Schneider

Les faibles quantités de neige sur les glaciers suisses les rendent particulièrement vulnérables à l’approche des mois d’été. La neige hivernale agit comme une couche protectrice pour les glaciers lorsque les températures augmentent. Plus l’accumulation de neige est importante, plus longtemps les glaciers restent protégés de la chaleur estivale.

Dans l’ensemble, les glaciers contiennent actuellement environ 25% de neige hivernale en moins par rapport à la moyenne de la période 2010‑2020. Cela signifie que la fonte glaciaire commencera plus tôt et pourrait être plus intense si les températures estivales atteignent à nouveau les niveaux élevés observés ces dernières années.

Le mois d’avril a également été exceptionnellement sec, y compris dans les régions alpines. «Habituellement, les glaciers accumulent davantage de neige en avril, même lorsqu’il fait déjà plus chaud en plaine. Cette année, cela ne s’est pratiquement pas produit», a expliqué Matthias Huss Matthias Huss, directeur du Réseau suisse de surveillance des glaciers (GLAMOS), à la radiotélévision publique suisse SRF.

Certaines langues glaciaires ont déjà commencé à fondre. Les plus touchés sont le glacier rocheux de Murtèl et le glacier de Pers, dans la vallée de l’Engadine, où l’épaisseur du manteau neigeux ce printemps était respectivement inférieure de 42% et 39% à la moyenne 2010‑2020. La situation est également préoccupante pour le glacier du Rhône et le grand glacier d’Aletsch, qui affichent des niveaux de neige inférieurs à la moyenne de 26% et 32%.

Traduit de l’anglais à l’aide d’un outil d’IA/op

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