La voix de la Suisse dans le monde depuis 1935
Les meilleures histoires
Démocratie suisse
Les meilleures histoires
Restez en contact avec la Suisse
Podcast
service civil

Aujourd’hui en Suisse

Suisses du monde, bonjour,

Moins de deux semaines après le vote sur le durcissement de l’accès au service civil, le Conseil fédéral remet déjà le sujet sur la table, avec une réforme radicale à la clé. Le gouvernement veut fusionner le service civil et la protection civile, un bouleversement qui pourrait rendre encore moins attractif le renoncement au service militaire.

Le débat s’annonce électrique. À gauche, les milieux antimilitaristes ont déjà dénoncé la stratégie du «salami» utilisée par les autorités pour démanteler progressivement le service civil.

Bonne lecture,

Le service civil suisse se distingue entre autres par la grande diversité de ses affectations, allant des travaux agricoles à la médiation culturelle dans les musées.
Le service civil suisse se distingue entre autres par la grande diversité de ses affectations, allant des travaux agricoles à la médiation culturelle dans les musées. Keystone / Christian Beutler

Le Conseil fédéral veut refondre en profondeur le système de milice: la protection civile et le service civil pourraient être fusionnés dans un nouveau service de protection contre les catastrophes. Une réforme majeure, qui sera soumise au vote du peuple.

Concrètement, les hommes suisses seraient à l’avenir tenus de servir dans le domaine de la sécurité. Le libre choix entre service militaire et service civil disparaîtrait: les conscrits seraient orientés soit vers l’armée, soit vers cette nouvelle structure.

Avec cette réforme, le Conseil fédéral veut répondre aux difficultés de recrutement que rencontrent l’armée et la protection civile, jugé problématique dans un contexte sécuritaire tendu. 

Dans un autre registre, le gouvernement a pris une décision qui concerne directement les Suisses de l’étranger: le canton de Lucerne est autorisé à tester le vote électronique jusqu’en novembre 2028 pour une partie de son électorat. Les Lucernoises et Lucernois expatriés pourront ainsi voter en ligne dès les votations fédérales de septembre.

Après le sommet, le directeur de l’hôtel Bürgenstock, Chris Franzen, a demandé à être interviewé debout, afin de ne pas s’endormir.
Après le sommet, le directeur de l’hôtel Bürgenstock, Chris Franzen, a demandé à être interviewé debout, afin de ne pas s’endormir. Keystone / Urs Flüeler

Le directeur de l’hôtel Bürgenstock, Chris Franzen, lève le voile sur les coulisses du sommet dans les journaux de CH Media. L’établissement a disposé de moins de 48 heures pour préparer les négociations entre l’Iran et les États-Unis, un défi logistique de taille.

Pour accueillir les délégations, les 380 chambres ont été entièrement réattribuées aux représentants des États-Unis, de l’Iran, du Qatar et du Pakistan, réunis dans le canton de Nidwald pour tenter de mettre fin au conflit au Moyen-Orient. Résultat: 1200 réservations ont dû être annulées. Plus de 2000 clients ont été relogés dans l’hôtel de leur choix, aux frais du complexe.

Dans ce laps de temps très court, il a également fallu mettre en place l’ensemble du dispositif: sécurité, salles de négociation, centre de presse et restauration. À titre de comparaison, le sommet sur l’Ukraine, organisé il y a deux ans au même endroit, avait bénéficié de plusieurs mois de préparation. Épuisé, Chris Franzen a même préféré accorder son entretien debout, de peur de s’endormir s’il s’asseyait.

Les négociations de paix actuelles entre Washington et Téhéran n’auront cependant pas d’effet sur la cyberguerre en cours, a annoncé à la RTS Homeland Justice, un groupe de hackers piloté par les services de renseignement iraniens. Ce groupe a déjà causé des dégâts importants dans plusieurs pays, notamment en Albanie, et menace de s’en prendre à la Suisse.

dépression
Les personnes à faibles revenus souffrent trois fois plus souvent de dépression que celles qui gagnent mieux leur vie, selon une étude. Keystone / DPA / Julian Stratenschulte

Les personnes à faibles revenus sont plus exposées aux maladies chroniques que les ménages aisés. C’est ce que montre une étude de l’Université de Bâle réalisée pour Helsana, la plus grande caisse maladie du pays.

Le niveau de revenu permet de prédire la probabilité de développer certaines maladies, montre l’étude. Les personnes à faibles revenus souffrent notamment trois fois plus souvent de dépression que celles qui gagnent mieux leur vie. «Les personnes à faibles revenus exercent sans doute plus souvent des métiers qui nuisent à la santé, ou souffrent de stress lié à l’argent», explique Kurt Schmidheiny, qui fait partie de l’équipe qui a mené l’étude.

Les écarts sont tout aussi marqués pour les douleurs chroniques, également trois fois plus fréquentes dans les bas revenus. Ces patientes et patients se voient aussi prescrire plus souvent de puissants opioïdes. Selon Kurt Schmidheiny, les médecins adopteraient une plus grande prudence avec des personnes disposant d’un niveau d’éducation plus élevé.

Autre constat: même si elles consultent plus souvent un médecin, les personnes à faibles revenus ont moins recours aux examens préventifs, comme les coloscopies. C’est également le cas dans les cantons où ces examens sont gratuits.

Coupe du monde
La Suisse va-t-elle s’imposer face au Canada, après sa victoire contre la Bosnie? Copyright 2026 The Associated Press. All Rights Reserved

Relancée par sa victoire précieuse contre la Bosnie, l’équipe de Suisse croise le fer ce mercredi soir avec le Canada à Vancouver. Un duel décisif, mais aussi une occasion rare de rayonner sur place.

La «Nati» doit s’imposer pour s’assurer la tête du groupe B. Une victoire lui offrirait en prime une semaine de repos avant les 16es de finale, programmés le 2 juillet… à Vancouver. De quoi ravir la communauté suisse, nombreuse au Canada, qui espère voir son équipe prolonger l’aventure sur la côte ouest. En cas de défaite, le calendrier se resserrerait: prochain match dès dimanche à Los Angeles.

Pour le consul général de Suisse à Vancouver, Thomas Schneider, une chose est claire: affronter le pays hôte sur ses terres relève du «jackpot». Cela permet à la Confédération de bénéficier d’une importante visibilité sur place: depuis le tirage au sort, le duel entre les deux pays revient régulièrement dans les conversations, tant professionnelles que privées.

Les derniers mois n’ont pas été de tout repos pour Thomas Schneider et son équipe. Le consulat général se prépare au tournoi depuis l’automne dernier: briefings avec les organisateurs, discussions avec la police et les autorités, planifications pour le cas où des supporters suisses auraient besoin d’aide.

Les plus lus
Cinquième Suisse

Les plus discutés

En conformité avec les normes du JTI

Plus: SWI swissinfo.ch certifiée par la Journalism Trust Initiative

SWI swissinfo.ch - succursale de la Société suisse de radiodiffusion et télévision

SWI swissinfo.ch - succursale de la Société suisse de radiodiffusion et télévision