De la cigarette électronique aux sièges pour enfants: comment la Suisse est devenue championne des brevets
1. Roche remporte la bataille des géants de la pharma
Roche est l’entreprise suisse qui a déposé le plus grand nombre de demandes de brevet auprès de l’Office européen des brevets l’année dernière, soit 681 inventions et développements. À titre de comparaison, Novartis a déposé 94 demandes.
Le fait que Roche soit à première vue beaucoup plus innovant que son concurrent s’explique par le fait que la multinationale bâloise ne développe pas seulement des médicaments, mais aussi des machines. Il s’agit d’appareils de laboratoire destinés au diagnostic, c’est-à-dire pour la détection de maladies. Les machines analysent entre autres des échantillons de sang. Novartis n’a pas d’activité comparable dans le domaine du diagnostic.
2. Un brevet sur dix concerne les cigarettes électroniques
Les deux cigarettiers Philip Morris International et Japan Tobacco International ont déposé ensemble plus de 1000 demandes de brevet depuis la Suisse l’an dernier. Cela représente un peu plus de 10% de toutes les demandes déposées.
«Depuis 2008, nous avons investi plus de 14 milliards de dollars dans le développement, la fabrication et la commercialisation de produits sans fumée», écrit Luisa Biegmann, porte-parole de Philip Morris, interrogée à ce sujet. Une partie importante du développement a lieu en Suisse, dans le centre de recherche de Neuchâtel, qui emploie environ 1500 personnes.
Japan Tobacco International (JTI), dont le siège est à Genève, est également en pleine mutation. D’ici 2028, l’entreprise prévoit des investissements de près de quatre milliards de francs dans le monde entier, écrit JTI. L’accent est mis sur les réchauffeurs de tabac. Les nouvelles technologies sont complexes en termes d’électronique, de matériaux, de chimie, de batteries et de logiciels des appareils.
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3. Certains champions de l’innovation sont très discrets
Plusieurs entreprises mondiales ont leur siège social en Suisse et déposent activement des demandes de brevet. TE Connectivity en est un exemple. Cette entreprise fabrique des composants techniques comme des capteurs, des câbles spéciaux et des connecteurs. L’entreprise emploie 93’000 personnes dans le monde entier, son siège principal se trouve à Schaffhouse.
La recherche se répartit sur différents sites, les demandes de brevet sont également déposés via la Suisse. L’année dernière, elles étaient au nombre de 180, ce qui place l’entreprise à la 9e place.
4. Zoug est dans le trio de tête grâce – entre autres – aux sièges pour enfants
Les brevets existent pour tout et n’importe quoi, y compris pour des produits de consommation courante. L’entreprise Wonderland Switzerland, située dans le canton de Zoug, en est un exemple. Cette entreprise commercialise des poussettes, des sièges auto pour enfants, des articles pour bébés et bien d’autres choses encore.
L’entreprise a breveté de nombreuses innovations, notamment en ce qui concerne la sécurité des enfants dans les véhicules. Les nombreux brevets contribuent à faire du canton de Zoug l’un des cantons les plus innovants de Suisse – du moins en ce qui concerne les brevets.
5. La Suisse fait mieux que les pays nordiques
«Les brevets sont un indicateur de la capacité d’innovation d’un pays», explique Ilja Rudyk, économiste à l’Office européen des brevets à Munich. Selon lui, le fait que les brevets soient déposés dans différentes branches et différents domaines, par des dizaines d’entreprises différentes, est un point positif. «La Suisse dispose d’un écosystème d’innovation sain», souligne-t-il.
Par million d’habitants, la Suisse compte près de 1100 brevets, suivie de la Finlande avec environ 600 brevets et de la Suède avec 450 brevets.
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