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Cartes d'assurance-maladie

Chères lectrices, chers lecteurs,
 
Aujourd’hui, nous revenons sur deux sujets récurrents de la politique suisse: les primes d’assurance-maladie et les relations avec l’Union européenne. Pour terminer sur une note plus légère, nous vous proposons une histoire insolite venue d’un cimetière bernois.
 
Bonne lecture!

La conseillère fédérale Elisabeth Baume-Schneider (à droite) et la directrice de l’OFSP, Anne Levy, présentent la nouvelle hausse des primes d’assurance-maladie.
La conseillère fédérale Elisabeth Baume-Schneider (à droite) et la directrice de l’OFSP, Anne Levy, présentent la nouvelle hausse des primes d’assurance-maladie. Keystone / Anthony Anex

La ministre de la Santé Elisabeth Baume-Schneider a dû annoncer ce mardi une mauvaise nouvelle: les primes d’assurance-maladie augmenteront à nouveau de 5% en moyenne l’année prochaine. Cette nouvelle hausse renforce la pression politique, même si une réforme prévue pour 2028 pourrait apporter un début de soulagement.

Elisabeth Baume-Schneider a cité comme principales raisons le vieillissement de la population, les nouvelles possibilités de traitement et le recours fréquent aux prestations médicales par une partie de la population. Pour de nombreux ménages suisses, cette hausse pèsera encore davantage sur le budget. Dans les sondages, les coûts de la santé figurent régulièrement parmi les principales préoccupations de la population.

Avant même l’annonce de cette nouvelle augmentation, le Parti socialiste a lancé une nouvelle initiative populaire. Celle-ci prévoit d’alléger la charge de 90% des personnes assurées grâce à des crédits correspondant à plusieurs primes mensuelles. Le financement serait assuré par une augmentation des impôts fédéraux pour les 10% de contribuables aux revenus les plus élevés ainsi que pour les entreprises.

Une petite lueur d’espoir se profile toutefois pour les assurés, mais pas avant 2028. À partir de cette date, les cantons devront également participer au financement des traitements ambulatoires, dont les coûts sont actuellement entièrement pris en charge par les assureurs-maladie. Les caisses seront ainsi soulagées. Selon les calculs de l’Office fédéral de la santé publique, cette réforme pourrait freiner la hausse des primes d’environ 2% à l’échelle nationale.

Débats au Conseil des Etats
Les débats du Conseil des États sur les relations avec l’UE ont duré des heures. Keystone / Alessandro Della Valle

Le Conseil des États a franchi une nouvelle étape dans le débat sur les relations avec l’Union européenne. Ce mardi, la Chambre des cantons a adopté plusieurs mesures destinées à freiner l’immigration en provenance de l’UE, allant au-delà de la clause de sauvegarde déjà négociée avec Bruxelles.

La Chambre haute s’est notamment prononcée en faveur d’une taxe sur l’immigration qui entrerait en vigueur si la clause de sauvegarde devait être activée. Les entreprises devraient verser au minimum 4000 francs pour chaque employé recruté dans l’UE. Une taxe d’au moins 2000 francs serait également perçue pour chaque membre majeur de la famille rejoignant ultérieurement la personne concernée. Les recettes seraient redistribuées à la population. Le conseiller fédéral Beat Jans a mis en garde contre la lourdeur administrative que représenterait une telle mesure.

Le Conseil des États a adopté un autre durcissement, grâce à la voix prépondérante de son président: les citoyens de l’UE souhaitant s’établir en Suisse devront à l’avenir présenter un extrait de casier judiciaire. Les règles relatives au droit d’établissement durable ont également été renforcées. Les personnes au chômage ou bénéficiant de l’aide sociale ne pourront dans un premier temps pas déposer de demande en ce sens.

Au cours des débats, Beat Jans a appelé à ne pas oublier les Suisses de l’étranger. «Il est important d’inverser aussi la perspective», a-t-il déclaré. Ce qui s’applique aujourd’hui aux citoyens de l’UE en Suisse s’applique également aux citoyens suisses dans l’UE. «Il s’agit de préserver les droits de ces personnes afin qu’elles puissent vivre dans les États membres de l’UE avec des droits presque équivalents à ceux des citoyens du pays», a ajouté le conseiller fédéral socialiste.

Chalet isolé
Un chalet isolé peut offrir un refuge sûr en cas de crise (photo symbolique). Unsplash/Mike Petrucci

Partir à l’étranger lorsque la situation devient sérieuse? Trois Suisses se sont aménagé un refuge hors du pays en cas de crise.

Les raisons d’émigrer sont nombreuses. Pour trois Suisses interrogés par 20 Minuten, c’est la crainte d’une guerre qui motive ce choix.«Je n’ai pas travaillé toute ma vie pour mourir dans une guerre une fois à la retraite», explique Rolf. Âgé de 70 ans, il a acheté une maison avec du terrain en Thaïlande.

Avec son épouse, il souhaite devenir partiellement autosuffisant afin de rester aussi indépendant que possible «si les choses tournent mal». Il a acquis suffisamment de terrain pour que ses enfants et ses petits-enfants puissent eux aussi y construire un logement. Rolf va désormais passer cinq mois en Thaïlande. Pour des raisons financières, il reviendra ensuite en Suisse et prévoit encore d’y travailler pendant cinq ou six ans.

Un autre Suisse raconte qu’en cas de catastrophe il se retirerait dans son chalet en Laponie, où il pourrait vivre en autonomie. Un troisième considère sa maison au Chili comme un éventuel refuge. «Le monde est devenu fou, surtout dans l’hémisphère Nord», estime-t-il.

Robot arroseur dans un cimetière
Un robot se charge de l’arrosage de ces tombes. Stadt Bern

Le cimetière de Schosshalden, à Berne, compte un nouveau collaborateur. Il arrose les tombes pendant des heures, ne prend jamais de pause et ne demande aucune augmentation de salaire. Et pour cause :  il s’agit d’un robot.

Depuis cet été, Rainos, de son nom commercial, circule de manière autonome entre les tombes pour les arroser. Il est plutôt fiable, mais réfléchir n’est pas son point fort. Le journaliste du Bund a ainsi constaté qu’il arrivait parfois qu’une statue reçoive davantage d’eau que les fleurs situées juste à côté. Durant l’été caniculaire, il a néanmoins constitué une aide bienvenue pour les travaux d’arrosage.

«Notre objectif n’est pas de supprimer des emplois», souligne Hansjürg Engel, responsable des cimetières de la Ville de Berne. Pendant que Rainos arrose les tombes, ses collègues humains peuvent se consacrer à d’autres tâches et échanger avec les visiteurs. Un domaine dans lequel Rainos n’excelle pas non plus.

Texte traduit de l’allemand/op

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