A Nyon, un festival joue avec les points d’interrogation
Depuis mercredi et durant dix jours, le Festival des arts vivants (Far) jongle entre théâtre, danse et musique. Pour sa 16ème édition, la manifestation s’articule autour du thème du questionnement.
Quand on lui demande quelles sont les particularités du Far – le Festival des arts vivants – sa directrice, Ariane Karcher, n’hésite pas à le qualifier de «tête chercheuse toujours en quête de nouveaux talents». Il est vrai que cette année encore le Far ne propose pas moins de quatorze spectacles dont cinq premières suisses et une création.
«Nous nous plaisons à trouver des personnalités et des troupes inconnues qui osent nous entraîner hors des sentiers battus. Ce sont ces artistes qui, demain, tiendront le haut de l’affiche», affirme Ariane Karcher.
Fort de cette profession de foi, le Far mêle allègrement les genres, du théâtre en passant par la danse, la musique et la clownerie. Le festival accorde également une large place à l’humour et au divertissement sans pour autant oublier la réflexion.
La programmation est élaborée au gré des coups de coeur. «Mais chaque année, souligne Arianne Karcher, nous réalisons que, par-delà notre volonté initiale, il y a un fil conducteur qui relie tous les spectacles». Pour l’édition 2000, c’est le thème du questionnement qui s’est imposé.
Jusqu’au 19 août, Far va donc jongler avec les points d’interrogation. Le point d’orgue de cet exercice de style sera proposé par la troupe anglaise Force Entertainment. Durant un marathon de cinq heures, les acteurs vont échanger quelque deux mille questions et réponses qui donneront lieu à un spectacle d’improvisation.
Mais Far se veut éclectique. A l’occasion de sa 16ème édition, le festival fait également la part belle à la danse et notamment aux chorégraphes masculins. L’américian Mark Tompkins tient ainsi le haut de l’affiche avec des solos dédiés, entre autres, à Nijinski et Joséphine Baker. Côté théâtre, l’humour sera aussi au rendez-vous. A titre d’exemple, dans une pièce intitulée Femina ex Machina, la compagnie Conservas brossera un portrait acerbe et déjanté des femmes.
Pour le plaisir des spectateurs les plus curieux, le Festival des arts vivants investira pendant dix jours les deux scènes de l’Usine à gaz de Nyon. Mais cette année, pour la première fois, ses tentacules s’étendront aussi à l’ancienne caserne des pompiers et à l’ex-usine Columat, perchée sur les hauts de la ville.
En revanche, les intempéries de l’an dernier ont dissuadé les organisateurs de mettre sur pied de nouveaux spectacles en plein air. Le mauvais temps a également entraîné un déficit. Résultat: par rapport à la précédente édition, les budgets du festival 2000 – 450 000 francs – ont été légèrement revus à la baisse.
Vanda Janka
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