Festival d’Avenches: le lever de rideau approche
Jamais la scène de l'amphithéâtre romain d'Avenches n'a paru si petite. Monumental, le décor d'Aïda donne le ton du 6e Festival d'opéra qui débute jeudi soir. Huit représentations sont prévues d'ici au 21 juillet.
Jour après jour, depuis près de trois semaines, metteurs en scène, chorégraphes, régisseurs, techniciens peaufinent les derniers détails du spectacle. Au total, près de 620 personnes ont été mobilisées pour assurer les huit représentations de cette Aïda version 2000.
Six ans après avoir inauguré la formule de ce festival aux arènes, l’opéra de Verdi est donc de retour à Avenches. Une toute nouvelle production «dans la plus pure tradition classique» que les organisateurs qualifient d’ores et déjà de grandiose.
Comme chaque année, le festival a su s’entourer d’interprètes de renommée internationale, mais aussi de jeunes talents appelés à devenir les légendes de demain. Ainsi, dans le rôle d’Aïda, la soliste bernoise Ursula Füri-Bernhard, dont c’est la troisième participation à Avenches.
Nouveauté cette année: le décor est amovible. Recouverts de monumentales figures égyptiennes, des panneaux scintillants s’entrouvrent soudain, assurant la continuité des différents tableaux. Car c’est ça aussi l’opéra: «une énorme machinerie», comme aime à le rappeler le directeur technique, Daniel Leuridan.
Conçu à l’origine pour une scène beaucoup plus large, le décor d’Aïda a dû être compressé. «On a été contraint de réduire le dispositif en profondeur pour permettre au plus grand nombre de conserver une vision de qualité», précise Daniel Leuridan.
Pour cette version 2000 de la manifestation, les organisateurs ont aussi souhaité améliorer le confort des spectateurs. La moitié de l’hémicycle est désormais recouverte de sièges et de nouvelles entrées ont été aménagées. Président, Philippe Bosset n’est pas peu fier de ses «nouvelles» arènes.
Grâce à cet encadrement logistique plus solide, la 6e édition du festival s’annonce prometteuse. A la base de cette prédiction: les ventes de billets qui se sont accélérées ces derniers jours. Les soirées des 7, 8, 14 et 15 juillet se dérouleront vraissemblablement à guichet fermé.
Les malchanceux se consoleront en se connectant au site du festival, où ils pourront assister à la transmission «live» de la première d’Aïda. «Si l’image ne sera pas forcément parfaite, en revanche la qualité du son sera excellente», assure Michel Doleires, chargé de la coordination.
Claudine Chappuis
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