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Jovanotti le survolté

Jovanotti, un pro de la scène. live02.paleo.ch

Le chanteur transalpin s'est dépensé sans compter mercredi sur la Grande Scène de l'Asse. Dans un concert-kaléidoscope des plus festifs.

«Si vous avez quelque chose à fêter, alors faites-le ce soir.» Une feuille à la main, Jovanotti lit dans un mauvais français un mot préparé à l’avance. Avec l’application d’un écolier.

Sur scène, le chanteur transalpin saute, court, danse, harangue son public. Et annonce clairement ses intentions en chantant «Attacami alla spina» («Branche-moi à la prise»). Derrière lui, des cuivres assurent les rythmes funks.

Emprunts en tous genres

Touche à tout, Lorenzo Cherubini, son vrai nom, emprunte un refrain à Michael Jackson. Avant de zapper sur «Last Night, the DJ saved my life». Tous les coups semblent permis pour chauffer le public. Et pour l’amuser. Il n’y a aucun doute là-dessus, Jovanotti est un pro de la scène. Et ses fans le suivent.

Le mélange n’est pas seulement musical. Ne craignant pas la contradiction, Jovanotti entame «La vita vale», dans laquelle il exprime son opposition à une mondialisation sauvage, sa casquette de basket vissée sur la tête.

Comme pour contrebalancer ce symbole, il porte au poignet un bracelet vert, jaune et rouge. Et se met à scander le fameux refrain reggae «Get up, stand up, stand up for your rights».

Un pianiste joue un air classique pour «Albero di mele». Une flûte traversière accompagne la chanson «Piove». Le soufflé retombe un peu.

Mais finalement, le public se réveille rapidement, grâce à un excellent «Salvami» mené tambours battants. A l’instar de Yannick Noah, mardi soir, Jovanotti descend alors dans la foule survoltée.

Debout, couché, porté par ses fans… Jamais, il ne s’arrête de chanter. Un sourire scotché aux lèvres, il ne cesse de bouger. Et fait preuve d’une endurance hallucinante. Mais combien de temps tiendra-t-il ainsi?

Auberge espagnole musicale

«L’ombellico del mondo» est le prétexte à un tour du monde musical. Les mélodies se font africaines, avec un crochet par le flamenco ou encore la salsa.

Mais c’est le survêtement bleu de l’équipe de foot italienne que Jovanotti finit par enfiler avant même la fin de cette séance de sport intensif.

Le rappel est encore explosif. «Io penso positivo perchè son’vivo» («Je suis optimiste parce que je suis en vie»), chante Jovanotti. Le public n’en doute pas un seul instant. Il est, lui aussi, de bonne humeur: la fête était au rendez-vous.

swissinfo/Caroline Zuercher à Nyon

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