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Jubilé d'argent pour le Ballet Junior

Cinq spectacles à découvrir à Genève.

(Gregory Batardon)

Fondée en 1980 par Beatriz Consuelo, cette école de danse néo-classique fête à Genève ses 25 ans.

Au programme, cinq spectacles dont «Largo» signé par la très célèbre chorégraphe américaine Lucinda Childs. A voir à la Salle des Eaux-Vives du 9 au 12 juin.

Dans son programme destiné à la presse, le Ballet Junior de Genève fait défiler un long générique où figurent les noms de prestigieuses compagnies de danse, mondialement connues, qui ont engagé certains élèves dudit Ballet. Signe de fierté et marque d'une reconnaissance internationale que Patrice Delay commente avec bonheur.

«Aux jeunes talents que nous formons, dit-il, nous avons souvent ouvert les portes du travail, leur facilitant ainsi l'accès à un milieu difficile et exigeant».

Depuis six ans, Patrice Delay dirige, avec Sean Wood, le Ballet Junior, école de danse sise à Genève et fondée en 1980 par Beatriz Consuelo. Signe particulier: cette école fait figure de compagnie presque professionnelle.

La fête

Les 21 élèves-danseurs qui la composent se produiront donc, du 9 au 12 juin, dans des conditions de travail très sévères. Et ce au fil d'un programme intéressant prévu pour un jubilé d'argent.

Le Ballet fête ainsi ses 25 ans d'existence avec cinq spectacles, dont trois créations présentées à la Salle des Eaux-Vives, à Genève.

Une tête d'affiche: l'Américaine Lucinda Childs qui signe pour l'occasion «Largo». D'autres chorégraphes de renom dirigeront également les jeunes danseurs, comme le Français Patrick Delcroix qui présente une pièce au titre revigorant: «Création».

«Nous avons fait en sorte que tous nos danseurs soient de la partie, explique Patrice Delay. On change donc la distribution selon les soirs».

Vivre, survivre

Retour aux origines. Dans le paysage chorégraphique romand, Beatriz Consuelo est une référence. «Lorsqu'elle fonde en 1980 le Ballet Junior, elle fait figure de précurseur, explique Delay. En Europe, il n'y avait alors, pour la danse contemporaine, que l'école de Jiri Kilyan. Aujourd'hui, beaucoup de compagnies professionnelles ont leur propre centre de formation».

Ce qui, bien sûr, favorise la concurrence dont le Ballet Junior ne semble pas souffrir. «Nous ne sommes en compétition avec personne, lâche Delay. Notre seul concurrent aurait pu être le Geneva Dance Center. Or, ce n'est pas le cas, car cette école enseigne la danse classique, alors que nous autres sommes tournés vers le néo-clacissisme et le contemporain».

En revanche, Patrice Delay se plaint du manque de subventions. «Nous sommes une institution privée, dit-il. Donc, notre existence financière demeure précaire. Nous bénéficions ponctuellement du soutien de la Ville et de l'Etat de Genève pour les spectacles que nous montons. Mais cela ne suffit pas. Par exemple, pour 'Largo’, Lucinda Childs a accepté de travailler dans des conditions proches du bénévolat».

Restent donc l'ambition, la passion, la foi dans le métier et une certaine abnégation sans lesquelles l'art, quel qu'il soit, ne peut survivre.

swissinfo, Ghania Adamo

Faits

Les 25 ans du Ballet Junior, à suivre à Genève, Salle des Eaux-Vives, du 9 au 12 juin.

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En bref

Le programme:

- «Boléro», musique de Maurice Ravel, chorégraphie de Thiery Malandain.

- «0°2» (création), musique d’Alva Noto, chorégraphie de Ken Ossola.

- A Part Entière (création), musique de Pierre Pontvianne, chorégraphie de Fabrice Mazliah.

- Largo (nouvelle version), musique d’Arcangelo Corelli, chorégraphie de Lucinda Childs.

- Tacuba Café (création), musique par le Kronos Quartet, chorégraphie de Patrick Delcroix.

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